AU REVOIR, MONSIEUR CACA !

Cet article aurait pu s’appeler « Bonjour, Monsieur Pipi, mais que faites-vous dans l’entrejambe de mon fils ? (et sur ses chaussettes. Et ses chaussons. Et mon tapis) », ce serait plus propre de la vérité. Ma machine à laver peut en témoigner : on est encore loin, très loin du zéro-couche par ici.

Simon est un enfant plutôt évolué pour son âge : il compte, récite l’alphabet, connait des tonnes de chansons, fait de plus en plus de choses tout seul et revendique farouchement son statut de « grand garçon ». Mais sur la question de la propreté, on a beau essayé, on ne parvient pas à progresser. En fait, on ne parvient pas à l’y intéresser, tout simplement.

Dans l’absolu, ce n’est pas un problème en soi. La Nounou ne se plaint pas, et il ne rentre pas à l’école avant septembre 2018. Sauf qu’encore une fois, encore une p*** de fois, c’est minimiser la portée de l’ennemi de tous les parents sur cette terre, j’ai nommé cette plaie de pression sociale. Eh oui, Mesdames, Messieurs, plus pénible que le « il marche pas encore ? », plus insupportable que le « il parle toujours pas ? », voici le « à son âge, il devrait quand même être propre ! ».

Je l’avais pas vu venir, celui-là, j’avoue. Je ne pensais vraiment pas que les selles de mon fils puissent être matière à débat. Sérieusement, j’ai l’impression que tout le monde a un avis là-dessus en ce moment. Je serais même pas étonnée de voir la prochaine Miss France citer la continence de Simon comme grande cause à défendre pour son futur mandat (vu que pour la paix dans le monde, si même Valérie Bègue a rien pu faire, c’est que c’est foutu). Franchement, moi j’en étais restée aux « tu as le temps, t’en fais pas » que j’entendais encore il n’y pas si longtemps et j’avais relayé cette histoire de pipi dans le pot à ce lointain futur où Simon approcherait des trois ans.

Et voilà, on y est. Dans moins de 4 mois, il aura 3 ans et j’ai l’impression que si d’ici là, il porte encore du rembourrage sous son mini-boxer, je serais lynchée sur la place publique. L’état des lieux de la situation actuelle est donc assez simple : je culpabilise parce que je n’ai pas su lui inculquer quelque chose d’aussi rudimentaire que la propreté ; Schatzi s’énerve parce qu’il ne comprend pas qu’il ne comprenne pas la joie procurée par un bon gros « plouf » dans les waters ; et Simon pleure à chaque fois qu’on essaie de lui faire passer la porte des WC.

Et tu vois ça, c’est la raison pour laquelle je vais te dire que j’en fous de ce qu’en pense Miss France et ses sbires : je ne veux pas forcer Simon à faire quelque chose dont il n’a pas envie. Je ne veux pas que le fait d’assouvir un besoin aussi élémentaire soit source de stress pour lui. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il n’usera pas les bancs de la fac avec une Pampers sur le popotin et de ce fait, je ne vois pas pourquoi je ferais peser sur lui une pression inutile au sujet de quelque chose qu’il finira de toute manière par faire.

En plus, on ne peut pas dire qu’on en soit au stade zéro : on lui dit assez souvent au revoir, à Monsieur Caca. Je dirais même qu’une fois sur deux, c’est sur le pot que ça se passe, cette histoire. On est donc sur la bonne voie. Maintenant, reste à ce que ces « coups de bol » deviennent des automatismes et qu’on arrive à lui faire comprendre que ça marche aussi pour le pipi (ah oui, car vous ai-je dit que la fameuse technique du « enlève-lui les couches et tu verras qu’après s’être fait pipi deux fois dessus, il ira de lui même sur le pot » a totalement et complètement foiré pour nous, l’enfant étant a priori totalement décomplexé concernant le fait de mariner dans son urine).

J’ai flippé pour la marche. Un mois plus tard, il gambadait comme un lapin.

J’ai flippé pour la parole. Aujourd’hui, je cherche son bouton « off ».

Je ne flipperai pas pour la propreté. Parce que je suis certaine que dans un mois (ou deux, ou trois), je danserai sur les cendres de ces fichues couches d’apprentissage qui coûtent un bras de plus que les couches normales et je me trouverai un autre sujet sur lequel échanger des textos angoissés avec Schatzi.

Et puis, j’adore mettre l’émoticône « caca » dans mes textos. Du coup, c’est un mal pour un bien.

2 commentaires sur “AU REVOIR, MONSIEUR CACA !

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  1. Simon et Martin, même combat ! Martin fait dans son pot, à la demande, sans problème !
    J’ai décidé de tester les culottes (absorbantes, un minimum en tout cas), prêtées par la Nounou. 2 tests, 2 échecs. Martin vient me voir une fois qu’il a fait pipi dedans ^^
    Je n’ai pas du tout envie de le stresser avec ça. J’essaierais une fois de temps en temps, en espérant au fond de moi qu’il y parvienne avant la rentrée en septembre prochain (il n’aura pas encore 3 ans)…
    Bref, une fois n’est pas coutume, je valide ta réaction à 400% 😉
    Des bisous !

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  2. Autant que dire que cet article me parle, avec ma Bouclette qui craint les toilettes comme le diable depuis qu’elle a vu de ses yeux vus la grosse commission qu’elle avait fait au pot il y a quelques mois…Comme tu dis je vais pas la forcer non plus, mais bon…si elle pouvait de « débloquer » hein…je dis pas non…

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