DE RETOUR

« De retour, attention à vous, j’viens faire jumper la foule ».

Quelqu’un qui cite du Matt Pokora dans le texte est soit au fond du trou, soit au contraire pris d’un formidable élan d’optimisme qui le pousse à considérer l’ex Link-up comme porteur d’une pensée inspirante. Je choisis l’option deux. Après tout, il a souvent raison le gus, on a tous commis des actes manqués. Ah on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas de lui. Pas grave, Matou, au moins, t’avais raison, aujourd’hui, comme d’habitude, je vais sourire, et même rire. Comment ça, ça non plus ? Eh mec, ça t’arrive d’écrire tes textes ? Mais oui, ma bonne dame, tu ne te souviens pas de « Dangerous », en 2008 ? « She’s got the passion, that girl is dangerous, better be careful, that girl is dangerous »… Ah ben si, je me souvenais, mais j’aurais préféré oublier.

Ce long préambule a pour autre but que de me mettre les fans de M.P à dos (je rappelle d’ailleurs en passant que je suis fan de Britney Spears, donc assez mal placée pour critiquer). Non, en gros, je voulais vous dire que ça allait mieux. Pas encore bien-bien, mais mieux, au point d’avoir eu envie, besoin même, de partager à nouveau avec vous. Parce que pendant ce mois de silence, je peux le dire : ça m’a manqué. Vous m’avez manqué. On n’est pas hyper nombreuses, par ici, mais on a su créer quelque chose ensemble. Ça, je l’ai compris quand j’ai vu les messages d’affection et de soutien affluer sur ma boite mail à la suite de mon retrait de la vie blogostique (plus Sarko que Jospin, le retrait, cela dit, partie sans être partie, la meuf). Encore une fois, merci, merci à vous, qui, alors qu’au final, on ne connait pas, avez eu envie de m’écrire. C’était un véritable cadeau de la vie, que de vous lire. La preuve que la nature humaine est profondément bonne, altruiste et tournée vers l’échange (vas-y, Matt, tu peux piocher pour ta prochaine « compo », c’est cadeau).

Je mentirais si je disais que j’ai surmonté cette phase difficile pour de bon. Si j’ai su résoudre certains petits problèmes (comme celui de mes sourcils trop clairsemés, merci Ka Brow de Benefit – et la vendeuse de chez Sephora qui me l’a conseillé), il m’en reste d’autres, plus profonds, sur lesquels je travaille avec le soutien indéfectible de mon incroyable mari (à qui vous devez le coup de pied aux fesses qui a généré mon retour ici – mini-hola en l’honneur de Schatzi !!!) et également de l’une de vous, qui a su par sa douceur et son impartialité m’aider à mettre des mots sur mes maux. Néanmoins, je pense avoir admis trois choses importantes sur moi-même :

  1. Je n’ai pas besoin d’être parfaite. Je suis déjà parfaite pour ceux qui m’aiment (oh mon Dieu, voilà que je parle comme une pub Meetic !)
  2. Je suis une bonne mère. Objectivement. Je ne fais pas toujours tout bien, mais j’essaie toujours de faire bien. Et là où j’ai des failles, je travaille à corriger le tir.
  3. Il y a des gens dont il faut que j’arrête d’espérer qu’ils me surprendront dans le bon sens. D’autres qui peuvent au contraire le faire alors que je n’en espérais rien. Il y a des gens qui ont une vie que je ne pourrai jamais rêver avoir. Et il y a des gens qui rêvent d’avoir la vie que j’ai. Et il y a surtout des gens qui répondent toujours présents, qui à défaut de trouver les bons mots s’emploient à les chercher, et qui placent en moi la confiance qui me fait défaut. C’est ces gens-là qui comptent.

J’ai aussi compris que vous n’attendez pas de moi que je poste trois fois par semaine, que j’enchaîne les concours et que je vous fasse gagner des trucs aussi palpitants que des lunch box qui brillent dans le noir ou des lunettes de soleil qui font aussi ouvre-bouteille. Du coup, je reprends ma plume virtuelle avec moins de pression, sans promesse de régularité, avec l’aveu affiché qu’il y a des périodes de l’année où mon quotidien professionnel est trop lourd pour que je puisse tenir un rythme régulier ou au cours desquelles j’ai plus envie de profiter de mes garçons que d’être derrière un clavier. Et je vous connais, je sais que vous le comprendrez et que vous ne m’en voudrez pas.

La mer n’est pas redevenue calme, des vaguelettes secouent encore l’horizon, mais j’ai retrouvé la niaque pour tenir la barre du navire. J’ai tellement de choses à vous raconter, comme notre (enfin) premier séjour tous les trois le week-end dernier ou les progrès de Simon en matière de langage. Vous ne m’en voudrez pas, je ne souhaite toujours pas parler de ce qui m’a poussé à prendre du recul (quoique je me sois livrée comme jamais sur mes sourcils clairsemés, autrement nommé le mal de toutes celles qui se sont fait épiler les sourcils dans les années 90), mais par contre, j’ai trop hâte de vous parler du reste.

Merci de m’avoir attendue, mes petites Pénélope – la meuf d’Ulysse, hein, pas celle de Fillon ! – pendant ma courte mais intense tempête intérieure. C’est merveilleux de vous retrouver.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :