TOUT EN VRAC !

J’ai tout et rien à raconter, du coup, le titre de cet article augure ce dont il va être question : tout et n’importe quoi. Du pur vrac sorti tout droit de ma tête, parce que ça fait du bien aussi, parfois, d’y aller à l’instinct. Ready ? Go !

Le week-end était court et déjà fini. Simon a réintégré la maison, Schatzi en est reparti aussi vite qu’il en était arrivé, et la routine s’est réinstallée en moins de temps qu’il n’en faut à la cellulite pour réintégrer mon popotin après une semaine sans sport.

Il faut à nouveau se lever, affronter les -50°C qu’il fait dehors, gratter la bagnole, rouler à 70 sur l’autoroute à cause du pic de pollution, enchaîner 8h de taf, suivies d’une heure de bouchons, user de tous mes talents de négociatrice pour que Simon mange ses brocolis et finir seule sur mon canapé à manger des cracottes au St Môret devant le JT. Bon là, tu dois te dire « la tristesse de la meuf », mais sache que j’adore les Cracottes au St Môret donc ne t’en fais pas pour moi.

Pourtant, la routine, la semaine dernière, on lui a bien fait la nique (#expressiondevioque). Comme on partait tous les deux en déplacement, Simon a passé la semaine chez Mamie et Papy. Je dois l’admettre : quand on l’a déposé au train dimanche dernier, j’en menais pas large. Une fois hors de portée de son regard, j’ai même commencé à chouiner sévère. Heureusement que mon Schatzi me connait bien et c’est que si y’a bien quelque chose qui me remontera toujours le moral, c’est 1) de faire du sport 2) de foutre en l’air les bienfaits du dit-sport en enchaînant par un resto.

Pendant deux soirs, donc, Schatzi et moi avons joué à « et si on était pas parents ? » avec repas en amoureux, séances de muscu à deux et nuisette en dentelle (pour moi, hien, par pour Schatzi !) trop souvent délaissée au profit d’un pyjama maxi-couvrant mais bien pratique quand tu te lèves en moyenne cinq fois par nuit dans une maison glacée. Et mardi, vu que j’étais solo, j’en ai profité pour me payer un soin du visage suivie d’une soirée série/sushis. Elle s’emmerde pas la nana ? Eh ben non, elle s’emmerde pas !

Je vais pas tergiverser mille ans sur mon déplacement professionnel, parce que tu dois t’en tamponner la fraise tagada que j’ai assuré le show devant une salle déchaînée tout mon jeudi durant (ok en fait, j’ai présenté un plan d’action marketing devant 60 personnes modérément enthousiastes pendant environ 15 minutes). Disons juste que tout s’est passé aux petits oignons, et que j’ai eu l’occasion vendredi de réaliser le rêve de toute passionnée de déco en m’octroyant une virée au salon Maison et Objet (dans le cadre du taf, mais comme mon chef sait être cool quand il veut, j’ai bien pu profiter).

Autre chose que j’ai pu faire pendant ces trois jours, c’est du sport tous les matins, dès le saut du lit. Je sais que pour beaucoup, cela s’apparenterait plutôt à une forme de torture particulièrement cruelle, mais pour moi, c’était du kif. Franchement, si j’avais le temps de faire cela au quotidien, je pense que je démarrerais mieux ma journée. Mais vu que cela signifierait aussi la démarrer encore plus tôt que 5h50 (qui est mon horaire habituel de réveil), cela restera un petit plaisir de déplacement.

Vu que mes parents ne ramenaient Simon que samedi matin (et qu’il faisait un froid polaire dans notre maison exclusivement chauffée au bois – donc par définition, pas capable de se débrouiller seule quand tous ses occupants se sont barrés), on s’est encore faits un resto avec Schatzi vendredi soir. Aller au resto, je crois que c’est une passion chez moi. J’en ferais bien mon métier si quelqu’un acceptait de me payer pour ça (et que mes fesses acceptaient de ne pas tenir compte des calories ingérées).

Samedi, retrouvailles avec petit Lapin donc, grand moment d’émotion façon Hollywood avec moi qui lui tend les bras sur le perron, lui qui court vers  moi et qui s’écrit… « Papaaa !!! ». Euh non, en fait, moi c’est Maman, tu te souviens, celle qui s’est fait broyer le bassin façon casse-auto pour que tu puisses sortir jouer aux Duplo, mais bon, c’est pas grave. Blague à part, c’était le bonheur absolu de le voir, de sentir son odeur, de plonger mon nez dans son petit cou tout doux…

C’était moins le bonheur de renouer avec les colères pour rien et les sautes d’humeur. Sérieusement, je me demande comment un enfant peut être lunatique au point de te taper une crise de nerfs façon Amélie des Anges cinq minutes après t’avoir amoureusement caressé les cheveux en te répêtant « Lieb, Maman » (« je t’aime » dans la langue de Simon – et accessoirement de Goethe). Ma pauvre copine Nath, qui est passée hier après-midi dans l’espoir d’avoir avec moi une discussion entre adultes informelle quoique constructive, peut en témoigner : je ne suis pas la personne la plus à l’écoute du monde en ce moment, mais cela tient au fait que je passe mon temps à :

1) Résoudre des conflits d’importance mondiale comme une chaussure gauche qui veut pas rentrer sur un pied droit ou un livre musical qui n’a plus de pile.

2) Chanter « Joyeux anniversaire » à Doudou pour ne pas froisser son caractériel de propriétaire

3) Lire « Caca Boudin », un livre sur l’histoire d’un lapin nommé Simon – ça ne s’invente pas – qui ne sait dire qu’une seule chose (Spoiler alert : le titre du livre est un gros indice). Quand tu as toi-même un Simon qui dit « Salut caca » dès qu’il s’approche des WC, ça sent l’histoire vécue, ce truc.

Parlant de caca, j’ai fait ma mère de base en envoyant un texto à peu ou proue toute la planète pour dire que Simon avait fait pour la 1ère fois dans les toilettes. Sans ajouter qu’il avait commencé dans la baignoire, continué sur le sol (et sur Maman) avant de finir – victoire – sur les WC ! J’attends encore le commentaire de Donald Trump et Benoît Hamon sur ce sujet brûlant d’actualité.

Samedi soir, on avait des potes de longue date à dîner, et, entre la mousse au chocolat et le digestif, ma copine Marie a jugé bon de déterrer des photos de son 25ème anniversaire – soit d’il y a sept ans selon son acte de naissance, mais deux seulement selon sa crème de nuit. Tu vois cette fille qui danse sur les tables en petite robe noire et talons de douze avec sur le visage toute la fraicheur de celle dont 10 Mojitos n’atteignent pas le teint de rose ? Ben, en fait, je me suis rappelée que c’était moi. Avant, quoi.

J’ai passé mon dimanche en mode « Mais pourquoi mes cheveux, ils brillent plus comme à l’époque ? » et autres « Et pourquoi je rentre plus dans cette merveille de jupe que je portais sur la photo ? », jusqu’à ce que je me décide à rentrer moi-même dans la partie de mon PC dédiée aux archives « d’avant ». Et de me rappeler en les visionnant que certes, j’étais plus jeune, plus mince et sans ride du lion, mais qu’à l’époque, j’avais de l’acné et les bras moins musclés (rapport aux mois de ma vie où j’ai porté un maxi-cosy pesant un âne mort aux quatre coins de la ville). Et surtout qu’à l’époque, je me trouvais moche, pas sexy et avec un nez qui dépassait l’entendement. Ce qui m’a fait me dire que les photos de moi maintenant, dans cinq ans, je les regarderais sûrement en me disant que j’étais quand même pas mal. Tout est affaire de point de vue, en fait.

Et en retrouvant la toute première photo de Schatzi et moi, en septembre 2010 (où nous n’étions encore que collègues), je me suis dit que certes, on avait quelques rides en plus et quelques cheveux en moins – pour lui – mais qu’on devait certainement être bien plus heureux maintenant qu’à l’époque. Et ça, si je dois le payer par quelques pattes d’oie, je dis banco.

On a dit vrac, alors en voici encore un peu :

– J’ai utilisé pour la première fois Spotify (vas-y, moque toi !) ce week-end et c’est vraiment génial ce truc. On s’est lancés quelques playlistes old school et j’ai appris que selon ma copine Marie, toutes les chansons RNB du début des années 2000 s’appellent « Elle est à toi » (private joke :-))

– J’ai failli défaillir d’horreur en lisant que TF1 prévoyait de produire un remake de Dirty Dancing. Euh les mecs, c’est pas parce que vous avez « Danse avec les stars » qu’il faut se prendre pour Barychnikov, hein. On laisse Bébé dans son coin, et on remakie pas ce qui n’a pas besoin d’être remakifié ! Non mais !!!!

– J’ai failli défaillir de bonheur en découvrant par hasard que quasiment tous les épisodes d’Hartley étaient visionnables sur YouTube.

– J’ai reçu mon sweat Odette et Lulu « La Boum » et mon dream est ainsi devenu reality. Si avec ça, Raoul m’invite pas à sa boum…

– Hugo a fini premier de sa compet de judo et Simon était trop choupi à l’encourager depuis les gradins :  » ‘Lez, Hugo ! » – quelle belle complicité, ces deux-là.

Voilà, je pense que j’ai vidé mon sac (et mon cerveau). C’est reparti pour une nouvelle semaine et de nouvelles aventures ! Bon courage à tous pour affronter le froid sibériesque qui perdure et profitez de ceux qui vous sont chers, c’est quand même ça, le kif absolu ! (et puis les calins, ça tient chaud).

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Il y a environ sept ans… 
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Quand Schatzi cuisine…
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One day in paradise (Maison et Objet 2017)
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J’ai beau être matinale… 
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Quelques rides, et beaucoup d’amour en plus 
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À ma tête, ils devaient passer Tribal King !

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