JOY TO OUR WORLD

Je te préviens, ce sera un article « petits riens », comme j’aime les appeler : pas de philosophie de troisième sous-sol sur la condition de parents, pas de top 10 des meilleures manières de faire avaler des brocolis à ton enfant, non, rien de tout ça. Juste le résumé d’un week-end passé à la maison, en famille, à préparer encore et toujours Noël et à profiter les uns des autres.

On avait volontairement évacué certaines corvées initialement prévues pour ce week-end afin de nous dégager du temps libre pour décompresser après une semaine de travail compliquée et avant une nouvelle série de déplacements pour Schatzi cette semaine. Du coup, jeudi soir, on s’est lancés dans la mission « cadeaux de Noël » dès ma sortie du boulot, et en deux heures, on a torché tout ce qui nous restait encore à faire. Après les 2h d’emballages règlementaires que je me suis tapée en rentrant, on peut désormais le dire et même effectuer le pas de bourré de joie si on est d’envie (j’ai vu DALS et Black Swan ce week-end, je suis au taquet question danse) : TOUS les cadeaux de Noël sont désormais faits ! On a également profité du fait qu’on devait chercher notre sapin chez Ikea pour s’approvisionner en assiettes, vu qu’on reçoit les DEUX familles le 25 et qu’on était jusqu’alors plutôt minimalistes en ce qui concerne la vaisselle (« pourquoi acheter de la céramique quand tu peux acheter du Manolo Blahnik ? » – proverbe bradshawien).

Bon, par contre, même en négociant, on n’a pas réussi à déplacer la réunion parents-profs d’Hugo, ni le RDV chez Carglass pour réparer notre impact heureusement plus petit qu’une pièce de deux euros. Par contre, on a décidé d’en profiter pour sauter dans le tram et aller se balader au centre-ville. Ce qui, somme toute, n’était pas l’idée la plus brillante du siècle puisque le centre-ville de Strasbourg est envahi par une horde de touristes à chapeaux-cigognes que ni la menace terroriste, ni la sécurité renforcée, ni même le choix du bleu comme couleur dominante pour la déco du sapin n’auront réussi à décourager. On a réussi à éviter l’ébouillantage au jus de pommes chaud et tenté sans succès l’incursion jusqu’au stand de pasteís de Nata dans le village portugais : venir avec une poussette au marché de Noël, c’est clairement t’asseoir sur tout espoir de pouvoir boulotter, picoler et/ou acheter quoi que ce soit.

Après cette virée en ville, j’ai eu un coup de mou : passer devant les restos que j’aimais, les bars que je fréquentais, les magasins qui vendent des fringues que je n’ose plus porter… Tout cela m’a rendu un peu nostalgique de la période « avant ». J’ai soudainement eu envie de mettre une belle robe noire décolletée (dans mon rêve, j’aurais pas les seins qui tombent) et d’embarquer mon Schatzi chemisé et rasé de près pour une virée apéro/resto/dance-hall jusqu’au bout de la nuit. Encore une fois, même si j’adore ma vie de Maman, je ne peux pas m’empêcher de regretter parfois ma liberté. Heureusement, cela ne fait pas de moi une mère indigne, si j’en crois les nombreux commentaires acquiesçant du même sentiment reçus samedi.

Un jogging et deux verres de Pinot Gris plus tard, j’étais de nouveau au taquet dans mon rôle de mère, prête à enchaîner une dégustation de « tateau » en bois (le « tateau » en question étant une pizza, mais mon fils n’a pas l’air très regardant sur la désignation) et plusieurs lectures d’affilée de « Peppa fête Noël ».

Le lendemain, troisième dimanche de l’avent, c’était opération bredele (pour rappel, des petits gâteaux alsaciens que l’on s’échine à faire en quantités industrielles avec l’objectif affiché de faire plus de sortes que la voisine, et relayés au rang d’has-been dès le 26 au matin). On a pâtissé, comme dirait l’amie Faustine, tout le jour durant, pour au final se retrouver avec un nombre honorable de 4 sortes et demi et une cuisine plus enfarinée que le nez de Frédéric Beigbeder.

Mais le mieux dans cette journée, c’est qu’on a décoré pour la toute première fois le sapin avec Simon. Bon ok, il a peut-être mis deux ou trois boules, et encore, avec beaucoup d’aide de Papa et Maman, mais il a participé, et rien que pour cela, ce moment restera gravé dans ma mémoire. J’ai un esprit de Noël excessivement développé, tu le sais, et transmettre à mon fils des traditions comme celles de faire le sapin ensemble, cela compte énormément pour moi. J’ai du mal à comprendre la génération actuelle (typiquement, pourquoi Hugo invite des copains à la maison si c’est pour jouer sur leurs téléphones l’un à côté de l’autre sans se parler), alors si je peux contribuer à ce qu’au moins ils restent dans leurs esprits ultra-connectés une place pour les couronnes de l’Avent, les étoiles à la cannelle et les Disney de Noël, alors j’aurais fait le job.

On a accroché des guirlandes partout, on a frôlé l’hyperglycémie à trop manger notre production du jour, on a dansé sur « Let it snow » et on a raconté des histoires de Noël (je te conseille d’ailleurs un super livre que Simon a reçu de sa marraine : les plus beaux secrets de Noël, aux éditions Fleurus). Une journée parfaite, en somme, pour la psychopathe de Noël que je suis. Et donc, une parfaite manière de me prouver que la vie d’ « après » a aussi de très, très bons côtés.  

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