MALAGA, NOUS VOILA !

Schatzi, Simon et moi, on part pour Malaga demain matin et, à cette occasion, nous avons pu nous rendre compte que préparer un voyager avec une petite terreur de deux ans n’avait décidément plus rien à voir avec nos city trips de jadis, lorsque nous n’étions encore que deux trentenaires en goguette. Désormais, un déplacement de ce type nécessite une organisation quasi-militaire pour ne pas oublier quoi que ce soit de vital à la survie de notre petit Lapin chéri.

Idéalement, avec Schatzi, on aurait bien opté pour un hôtel-club nous permettant de refourguer divertir Simon pendant nos séances quotidiennes de pisicine / spa / happy hour au « Waikiki beach bar » (ne PAS rayer la mention inutile, je peux t’assurer qu’on se serait fait la totale). Le problème, c’est que du fait de nos emplois respectifs, la seule période au cours de laquelle nous pouvions poser des congés, c’était de novembre à avril. Pas exactement le top de la sexyness en matière de météo, à moins bien sûr de pouvoir se payer l’Hémisphère Sud ce qui, malheureusement, n’est pas notre cas. Sauf à la rigueur, l’Hémisphère Sud de l’Alsace…Mulhouse, quoi. Euh, merci, mais non merci.

Du coup, on a cherché sur l’ami Google quelles étaient les destinations les plus susceptibles de nous offrir du soleil début novembre, et on est tombés sur Malaga. Ah ben ouais, tiens, pourquoi pas, après tout, qui dit Espagne, dit Sangria. Et Zara (quoi qu’avec mon défi no-shopping, ça me fait une belle gambette maintenant !).

Aussitôt dit, aussitôt booké, grâce à Ibis et à Ryanair (c’est qui qui va prendre un vol à 6h du matin et passer 3h de vol à refuser d’acheter des tickets de loterie ? C’est nous !). Pendant la période ultra-chargée que nous venons de vivre, que l’un ou l’autre d’entre nous avait un coup de mou, il suffisait de se dire « Malaga » (à prononcer comme les Minions – que je conspue toujours, soit dit en passant – quand ils disent « Banana ») pour que ça reparte. Bref, la perspective de ces quatre jours en famille faisait figure pour nous d’anti-dépresseur (ça, et le vin. Beaucoup de vin !).

Maintenant que nous y sommes presque, je dois avouer qu’on commence un peu à paniquer. Et si Simon était insupportable (ce qui est dans la mesure du possible compte tenu de son comportement des derniers jours) ? Et si la poussette était endommagée pendant le vol ? Et si la société de location de voitures avait zappé notre option « siège bébé » ? Et comment on va faire pour le biberon du matin demain ? On passera jamais la sécurité avec notre petite bouteille de lait, et Simon voudra jamais de son petit déj à 5h du mat ! Quand tu en arrives à envisager de passer du lait entier en contrebande, tu te dis que décidément, la maternité t’a changé.

Mais notre plus grosse méga-crainte, c’est le temps de vol. Comment occuper un gamin atteint de bougeonite aigue pendant 3h d’avion ? On a téléchargé du Peppa Pig et de la Maison de Mickey à blinde, on a rempli notre bagage cabine (ridiculement petit, je rappelle qu’on est chez Rynair) de coloriages, livres et autres tracteurs qu’on va passer des plombes à rechercher sous le siège du voisin de devant, et on compte surtout sur notre bonne étoile pour que SImon ait subitement envie de piquer un petit roupillon une fois expédié à 10 000 m d’altitude.

Probabilité que cela arrive : proche du néant.

Probabilité que Simon court d’un bout à l’autre de l’avion pendant 3h et/ou pique la colère du siècle parce que la Madame dans son uniforme qui gratte de Ryanair lui aura dit de rester assis : 99,9%.

Probabilité que le voisin de devant ne devienne fou à force d’entendre Mickey beugler « Oh, Tourniquet » à qui mieux mieux (seuls les vrais savent) et ne tente d’étrangler Schatzi ou moi avec son sac à vomi (vide, j’espère) : 150%

Probabilité de nous faire black-lister à vie de chez Ryanair : 3000%

Et puis, une fois sur place, il va bien falloir nous plier à ses horaires.

Adios, les soirées à rallonge de bar à tapas à bar à tapas.

Finito, les heures passées dans les musées à faire semblant d’observer une toile avec attention alors qu’en vrai, on se demande si on aurait pas dû acheter la jupe repérée plus tôt chez Stradivarius.

Hasta siempre, les flâneries sans but à la recherche d’un restaurant sympa, pour finir finalement par manger des croquetas de ramon (le jambon, par le prénom) sur la plage. On connait assez notre fiston pour savoir que s’il a faim, c’est maintenant, tout de suite, et pas question de lui refiler du pan con tomate de gonzesse, lui, il veut des FRITES, des FRITES, des FRITES (oui, j’ai engendré le Jeff Tuche miniature).

Par contre, l’avantage avec l’Espagne, c’est que la siesta, c’est une institution locale, et qu’on pourra donc s’y adonner en même temps que Simon…Quoi que le gus est suffisamment retor pour décréter que si tout le monde la fait, ben du coup, lui non. J’ai l’enfant fritophile et esprit-de-contradictionnel (et un goût prononcé pour les mots inventés, comme tu le remarqueras).

Bien sûr, je te ferai un résumé détaillé de ces vacances au retour, pour voir si la réalité a été plus difficile ou plus simple que ce que l’on avait imaginé. En attendant, et même si forcément on appréhende un peu, on est quand même sacrément heureux de couper quelques jours et de partir pour la première fois juste tous les trois.

Prépare-toi, Malaga, here we come !

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