ET LE DEUXIÈME, C’EST POUR QUAND ?

Donc, avant de commencer, et pour que les choses soient claires : avoir utilisé cette photo en guise d’illustration pour mon article va probablement me valoir une demande express de divorce de la part de mon Schatzi. Cela dit, Mister et son « beer-don » se trouvant actuellement à Barcelone pour la semaine (pour le taf, hein, c’est la seule raison valable pour aller à Barcelone sans moi), j’ai un peu de répit avant de devoir préparer ma nouvelle vie d’amoureuse éconduite et je peux donc vous parler d’un sujet qui, ces temps-ci, a pas mal occupé les conversations.

Avec l’approche des deux ans de Simon, de plus en plus de gens nous demandent si, par hasard, nous n’envisageons pas de mettre le deuxième en route. Spontanément, j’ai envie de leur répondre que si, justement, ça commence à nous manquer de plus nous lever mille fois par nuit pour un bib, une tétine perdue, un pied coincé dans un barreau, et qu’on se relancerait bien dans l’aventure histoire de parfaire un peu nos pattes d’oies au coin des yeux.

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A priori, dans la tête de la plupart de nos congénères, entre deux ans et demi et trois ans est l'écart réglementaire que se doivent de respecter tous les parents désireux d'avoir plusieurs enfants. Moins, c'est de la folie (regarde moi ces chauds lapins qui ont pas pu s'empêcher de se sauter dessus entre deux tétées !), plus, c'est de l'égoïsme (regarde moi ce malheureux bout de chou comme il doit s'ennuyer, comme ça, tout seul !). Deux ans et demi, voire trois ans, c'est mathématique, c'est le bon timing pour relancer une petite série de production, d'autant que Madame, eh ben, mine de rien, mine de tout, elle rajeunit pas ! 

Deux choses : le prochain qui fait "tic tac, tic tac", à moi ou à l'une de mes copines, je lui fais bouffer son réveil façon crocodile dans Peter Pan (d'autant plus que je n'ai que 31 ans. 31 ANS, BORDEL !). Ensuite, et avant d'aller plus loin dans le débat, j'aimerais rappeler une chose : nous avons DÉJÀ deux enfants. Alors OK, je n'ai personnellement pas participé à la conception de l'un d'eux, mais il existe bel et bien, et non seulement il a sa place dans notre vie, mais il a aussi, et pas qu'un peu, sa place dans notre budget mensuel (bonjour, pension alimentaire très, très largement surévaluée !). Entre ça, la nounou de Simon et les charges sociales à avancer du fait de notre statut de travailleurs frontaliers et remboursées une fois tous les tremblements de terre par la CAF (pour qui un trimestre fait visiblement 4 mois), difficile d'envisager de prolonger la lignée. 

En plus de ça, j'ai un boulot prenant, et Schatzi aussi, et puis j'ai toujours pas retrouvé les abdos de ma prime jeunesse (la meuf qui continue d'y croire près de deux ans après !) et puis je veux profiter de Simon, et puis merde, là, maintenant, tout de suite, j'ai pas envie ! 

Bref, j'étais là, avec mes arguments en béton armé quand soudainement, alors que nous regardions New Girl au lit (saturday night fever !), Schatzi me sort que lui, ben, ça le botterait bien, un p'tit troisième. Regard écarquillé de la meuf : "attends, tu me balances ça, là, à brûle-pourpoint, alors que Nick était sur le point de pécho Jess ?" (non seulement on a des samedis de ouf, mais en plus, on en est qu'à la saison 2!).

"Ben ouais, quoi, c'est vrai, moi j'aime ça, avoir des enfants, j'aime les faire (tu m'étonnes !), j'aime les voir grandir, et puis, t'étais belle, enceinte (vas-y, fous toi de ma gueule !), et puis ça te dirait pas d'avoir une fille, parce que moi si, pour changer un peu (ok, donc je vais prendre un supplément boobs et troubles menstruels, et vous m'emballez le tout dans une rose, hein !)"

OK, Schatzi, j'ai bien entendu tes doléances, et moi aussi, pourquoi pas, ça me plairait bien d'avoir une fille à qui mettre des jupes en tulle de chez Zara Kids, mais d'une, on choisit pas, et, de deux, là maintenant tout de suite, relancer la machine, alors qu'on commence tout juste à retrouver un semblant de calme et de temps, ça me fait autant envie qu'une opération de la rétine menée par Freddy Krueger.  Sujet clos, du moins pour le moment.

Parce que bien entendu, étant une femme, une fois que mon cerveau a commencé à mouliner sur quelque chose, difficile de l'arrêter. Et depuis cette fameuse conversation, donc, ça tourne en boucle là-haut. 

Comme dit, à froid, j'ai pas vraiment envie. Je n'ai jamais spécialement rêvé de fonder une famille, même si avec le recul, la maternité est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée, et que j'aime mon Simon plus que n'importe quelle chanson de Céline Dion ne saurait le dire. Mais je l'aime tellement, et il m'émerveille tant, que je ne me vois pas partager mon temps et mon attention en deux. Je sais, je sais, l'amour ne se divise pas, il se multiplie, mais le fait est que les journées, avec un, deux, cinq ou dix gamins, ne font toujours que 24h. Je cours déjà tellement, est-ce que je serais capable d'assurer autant avec deux enfants à plein temps + un troisième à mi-temps ? 

Ensuite, c'est vrai qu’égoïstement, j'ai pas envie de repasser par la case "9 mois de gestation". Je ne garde pas un bon souvenir de ma grossesse, même si elle s'est au demeurant pas trop mal passée. Je me souviens des trois premiers mois où je n'arrivais à avaler que des biscottes, de mon dégoût total pour la viande, puis pour le poisson (ce qui fait que j'ai fait exploser le CA de Sojasun pendant neuf mois pour conserver un apport en protéines), du mal de dos, des seins qui quadruplent de volume, du nerf sciatique coincé, de la coloration blond cendré qui vire au chocolat grâce aux hormones, de l'impossibilité de dormir sur le ventre, des remontées acides, des jambes lourdes et du nombril éclaté. Bref, tu vois, on peut pas dire que j'ai surkiffé. Alors, resigner pour 9 autres mois, merci, mais non merci !

Après, en vrac, mes raisons s'appellent : coliques, RGO, terreurs nocturnes, bibi de minuit, bibi de quatre heures, bibi de six heures, caca jaune d'or grumeleux, choix du mode de garde, indemnités d'entretien, bronchiolite, j'en passe et des meilleurs ! 

Cependant, je dois bien admettre qu'une part de moi pourrait se laisser tenter par une nouvelle aventure. Dans quelques années, peut-être, quand on respirera un peu financièrement, que Simon sera plus grand, que j'aurai progressé niveau boulot, que Schatzi sera moins parti (on peut rêver), que j'aurai retrouvé les abdos de ma jeunesse (punaise, lâche nous avec ça, ça n'arrivera JAMAIS !), que Blake Lively commencera ENFIN à stocker ses kilos de grossesse (elle me fout le bourdon, cette meuf), que Hugo aura passé le gros de sa crise d'adolescence….

Il y aura bien, un jour, une raison qui fera qu'on relancera la machine. Je sais pas quand, je sais pas comment (enfin si, je sais comment, parce qu'il y pas trente six façons), je sais pas dans quelles conditions, mais offrir un frère ou une sœur à mon Simon, c'est quelque chose qui pourrait me botter dans l'absolu. Juste : PAS MAINTENANT. 

Donc à toi, Monsieur le Voisin curieux, ou à toi Madame la Copine insistante (tic tac, tic tac…Ta gueule !), ça viendra quand ça viendra parce qu'un enfant, ça se fait au feeling, pas au timing.

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