ÇA DÉCHIRE D’ÊTRE MAMAN !

Non, non, ce titre n'a rien d'ironique, crois moi ! En dépit des réveils nocturnes en mode "alarme incendie" (et une du genre de celle de Phoebe dans Friends qui continue de bipper même bazardée dans le vide-ordures), de la pharyingite aigue miraculeusement contractée entre dimanche matin et dimanche soir et d'une O.P.A systématique sur tout morceau de chocolat se trouvant à la portée de main (remarque, ayant entamé un régime depuis peu, ce point m'est au final d'une aide précieuse)… En dépit de tout ça, je trouve que ça déchire d'être Maman, et non, je ne me suis pas enfilée une dose de Gallia 3ème âge dans le pif avant d'écrire ça. 

Je fais ce constat suite à un moment très particulier que j'ai vécu hier soir avec mon fiston pourtant à l'article de la mort suite à la pharyngite sus-mentionnée. On se brossait les dents tous les deux, quand soudain, il a levé ses petits yeux embués de maladie vers moi et m'a fixé longuement, intensément, passionnément, amoureusement même, oserai-je dire, parce qu'après tout, on s'aime d'amour lui et moi et Oedipe n'a rien à voir dans tout ça. Son petit regard fatigué s'est éclairé, comme si soudainement, il se rappelait que Super Maman avait été là toute la journée pour l'emmener chez le pédiatre, le cajoler dans le canapé et lui changer un peu les idées (heureusement pour moi, il semblait avoir occulté le fait que Super Maman lui avait aussi ouvert la bouche de force pour y injecter du Doliprane). Il a plissé son petit nez, ses lèvres se sont ouvertes en un franc et massif sourire, le premier, le seul de la journée. Et j'ai senti mon coeur fondre. 

Franchement, qui d'autre au monde te regarde comme ça ? Ton mec ? Ta mère ? La vendeuse de chez Zara ? Il n'y a que ton enfant pour te témoigner autant d'amour, d'admiration et de dévotion. Il n'y a que ton enfant dont la vie est illuminée par ta seule présence. Il n'y a que ton enfant pour courir vers toi, se jeter contre toi et te serrer fort, si fort, avec toute la puiussance de ses minuscules petits bras. Il n'y a que ton enfant qui pleure quand tu pars. Il n'y a que ton enfant qui croit systématiquement que tout ce que tu fais, tu le fais bien. 

Pour moi qui n'ai jamais eu confiance en moi, avoir un enfant, c'est l'occasion de me rappeler chaque matin, chaque jour et chaque soir qu'il y a quelqu'un sur Terre pour qui je suis la huitième merveille du monde. 

Défoncée, décalquée, démotivée, désorientée…Les mots commençant par "Dé" ne manquent pas pour qualifier les différents états dans lesquels te plonge la maternité. Mais désenchantée, ça, jamais. 

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