HELLO, IT’S ME AGAIN

C’est officiel : je suis la pire blogueuse de la planète et croyez bien que j’accepte le titre sans réserve, ni remarque d’aucune sorte tant je me sens coupable de vous avoir lâchement abandonné près de deux semaines et de vous avoir en plus gonflé avec les photos de ma nouvelle maison (oui on a compris, tu kiffes ton chez-toi, maintenant change de disque car ici, c’est pas Maisons du Monde). Promis, je n’évoquerai que très modérement dans le présent article le déménagement et le fait que j’ai failli succomber à l’éboulis de cartons, évité de peu le divorce pour cause d’indécision sur le sens des poignées de cuisine et été nommée soutien de famille pour toute une tripotée de plantes, arbustes et fleurs vendus avec la maison alors même que je peux faire crever un bambou rien qu’en le fixant trop longtemps. Saint Jardiland, priez pour nous !

Bref, voilà j’ai déménagé et je vais vous lâcher la grappe avec ça, promis. Sauf si ça vous intéresse. Auquel cas je peux encore vous parler de la super suspension en rotin de chez Ikea que j’ai acheté samedi. Sinnerlig, qu’elle se nomme. Elle défonce. Mais genre tous les autres plafonniers sont méga jaloux et tout et tout.

Donc dans les rares moments où je n’étais pas occupé à faire pêter du papier bulles  déballer, ranger, nettoyer, balayer astiquer (kaz la toujour penpan…seuls les vrais savent), j’ai essayé de profiter un peu de ces trois semaines bénies que l’on appelle vacances sous le soleil alsacien. Le hic, c’est que faire la crêpe en plein cagnard tartinée de Monoi n’est pas exactement recommandé quand on doit surveiller un enfant de 18 mois à la peau couleur émail diamant. Eh oui, de toute évidence, je peux oublier mon fantasme du Simon ado blond et bronzé faisant chavirer les filles en jouant « Stairway to heaven » à la guitare sur la plage (ou « Sapés comme jamais » si c’est devenu un tube intemporel d’ici là. Ce que, soyons clairs, je n’espère pas). Non, Simon, c’est plutôt vanille-fraise ce qui est top si on est une glace mais moins top si on est un être humain. Du coup, la photo-sensibilité aigue de mon fils fait que j’affiche pour ma part un bronzage des plus modérés, au point de ne même pas voir de différence majeure entre le dessous et le dessus de mes bras, ce qui est quand même assez mauvais signe.

On ne peut pas dire que ce soient les vacances du siècle : Schatzi scie, perce et visse, j’ai l’impression d’être mariée à Monsieur Bricolage.

Hugo loque devant la télé, Hugo loque devant la tablette, Hugo loque devant la DS. Les seuls moments où Hugo ne loque pas, c’est lorsqu’il sort chasser du Pokémon mais autant te dire que question Salamèche, ça se bouscule pas au portillon dans la campagne bas-rhinoise.

Simon est dans une phase « Momaaaan » qui fait qu’il s’accroche à moi comme Lindsay Lohan à son verre de vodka pomme. Il hurle dès que je quitte la pièce, pleure comme un damné quand je vais faire pipi et s’est découvert une passion récente pour les morsures (si possible dans les cuisses dodues de Maman). Sans parler du petit revival de réveil nocturne auquel nous avons droit depuis quelques nuits. Ca m’avait manqué, tiens (ou pas).

A côté de ça, il est vraiment marrant, comme petit. Sa dernière invention en date ? Le dinosaure-poule dont le cri est, comme chacun sait, « Ggggrr cot cot cot ». On est aussi quasiment sûrs qu’il dit « bretzel » et qu’il chante « joyeux anniversaire ». Du moins, on a décidé que. Il régale la terre entière de son fameux « chinois » (cf. photo de couverture). Bref, on rigole bien quand même et on profite du fait de passer plus de temps que d’habitude avec lui.

Malgré tout, en dépit de ce foutu déménagement, il y a quand même eu quelques occasions de s’évader au cours de ces deux semaines fatiguantes.

On a passé une super soirée entre amis à inaugurer le four à tartes flambées que Schatzi a reçu pour son anniversaire, et ça a fait vraiment du bien, d’autant que nos meilleurs amis habitent tous en région parisienne et que nous ne nous voyons pas souvent. Sans doute l’un des meilleurs moments des vacances à mes yeux (et pourtant, à minuit, tout le monde était couché en prévision des vocalises nocturnes de notre progéniture respective). Même si on est plus « pump it up » jusqu’au bout de la nuit et qu’on finit plus la soirée à coups de tournées de Tequila, ça fait plaisir de voir que de vieilles amitiés perdurent malgré le temps, les changements de vie et les kilomètres.

Je regrette un peu de ne pas avoir davantage pu profiter des nombreuses animations proposées par la ville de Strasbourg pendant l’été, mais j’ai quand même emmené Simon une après-midi à Rivétoile plage. Cela fait trois ou  quatre ans maintenant que la ville met en place une vaste étendue de sable sur la presqu’ile en face du centre commercial, et je trouve l’initiative sympa, surtout pour les gamins qui n’ont pas la chance de partir en vacances. Les plus grands peuvent même s’essayer au canoë, au kayak ou au pédalo. Simon a adoré jouer dans le sable et profiter des nombreux jouets mis gracieusement à disposition. Seule ombre au tableau : une passion aussi nouvelle que dévorante pour les pigeons (qui font aussi cot cot selon mon fils), très nombreux sur place, et donc une vigilance de tous les instants pour l’empêcher de bécoter du volatile à haut potentiel germogène.

Nous avons pris une journée totalement off en famille à Europa Park. Même si tu habites loin de ma belle contrée, tu as forcément déjà entendu parler de ce parc d’attractions qui se présente dans sa pub TV (assez kitchouille, je dois dire…M’est avis qu’il faudra embaucher au service marketing. Genre une trentenaire blonde qui toucherait un peu question traduction. Parce que « moments éclaboussants », ça craint comme slogan. Désolée pour l’aparté) comme le parc préféré en Europe. Titre loin d’être volé tant le parc est incroyable par sa taille, sa beauté et la diversité de ses attractions. C’est bien simple, il y en a pour tous les goûts : pour petit Loulou qui découvre les manèges, pour mini-ado avide de sensations fortes, pour Maman amatrice de beaux paysages et, vu que l’action se situe en Allemagne, pour Papa assoiffé rêvant d’une (ou plusieurs) petites (ou grosses) bières. On a laissé Hugo et sa cousine de 13 ans, qui nous accompagnait pour l’occasion, libres dans le parc en leur fixant simplement des points de RDV ce qui nous a permis 1) de ne pas avoir à l’accompagner dans des manèges que nos estomacs de trentenaires ne supportent plus très bien 2) de pouvoir profiter des très nombreuses terrasses du parc autour d’une petite (grosse) bière. Même si ce n’avait rien du parcours de santé car il y avait quand même du monde, qu’il faisait chaud et que le parc est immense et donc long à parcourir à pied (surtout quand tu as deux ados incapables de se rappeler d’un point de RDV), ce fut une journée très sympa. Elle m’a cependant mise devant le fait que décidément, je n’ai plus vingt ans, et qu’enchaîner grand huit sur grand huit, c’était plus de mon âge, à en juger par le mal de crâne que je me suis tapée après avoir tenté le combo Euro Mir-Blue Fire. Désormais, ce sera plutôt « la ronde des tracteurs » avec Simon, même si je ne garderai pas un très bon souvenir de notre première fois sur ce manège. Le tour fini, j’ai dû arracher un Simon hystérique s’agrippant à son volant de tracteur comme un damné et subir le courroux de la dame en charge du dit-manège et des parents attendant leur tour derrière nous. Vous savez, avec le fameux regard « tss tss tss ça fait des gosses et ça sait pas les mater ». J’ai réussi à éteindre l’incendie en soudoyant mon agriculteur en furie à coups de crêpe beurre-sucre. Big up, la Bretagne !

Dernière escapade de ces « vacances » (si j’ose m’exprimer ainsi) : une virée piscine avec les deux monstres, mon amie Tania et son propre spécimen de pré-ado. J’ai désormais la certitude que Simon est calqué sur le même moule que son frère, à savoir qu’il est capable de passer sa journée dans l’eau sans exprimer une seule fois le besoin d’en sortir. Résultat, j’ai joué les Pamela Anderson du pauvre au bord de la pataugeoire toute l’après-midi durant. Et ai eu droit à la crise du tracteur, épisode 2, au moment de remballer les gaules (re-regards tss tss tss sur moi). Point positif : mon problème de non-bronzage a été remplacé par un problème de coups de soleil.

A présent, nous sommes à Avignon chez ma frangine, à essayer de nous remettre de ces deux premières semaines de vacances. Promis dès que je reviens; j’essaie d’être plus régulière. Dès que Schatzi aura branché la B-box. Et que j’aurai retrouvé le chargeur de mon PC qui est dans un carton mais je ne sais pas lequel. Et que j’aurai du temps. Bref, on se reparle quand Simon aura eu son bac !

Bonnes vacances à tous !!

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