TARATATA, JE M’EN FOUS, J’SUIS TATA !

Ca y est, il est né, le divin enfant ! Au terme d’interminables heures d’attente, d’un suspens haletant, de beaucoup de souffrance, pas mal d’inquiétude et un record familial battu (je détenais jusqu’alors la palme de l’accouchement le plus long avec 16h, ma soeur a explosé mon record en en mettant vingt !), le texto libérateur est arrivé ce 4 juillet à 23h05, remplissant mon âme de joie et mes yeux de larmes. Petit Nino est là, pile à l’heure, quelques 55 minutes seulement avant le jour prévu, prouvant par cela même que le gêne de « l’en-retaritude » ne se transmet pas forcément de mère en fils (hihihi). Comme le feu d’artifice fendant le ciel américain en ce jour de fête nationale, il est venu éclairer nos vies d’une toute nouvelle et formidable lumière. Independance day, peut-être, mais la dépendance de mon coeur à ce petit être parfait, elle, ne fait que commencer.

Simon et moi avons pris la route jeudi matin, sans Schatzi mais avec mon meilleur ami Ludo, (dit Puppi…seuls les vrais savent !), membre à part entière de ma famille depuis plus d’une décennie. Soit dit en passant, j’adore la relation qu’a Simon avec ce Tonton tatoué à la carrure d’ours mal léché qui le fait sauter en l’air et éclater de rire. C’est d’ailleurs Ludo qui a réussi à faire ingurgiter à Simon ses uniques légumes du week-end, Monsieur ayant vraisemblablement décidé de fêter son nouveau statut de « grand » de la famille en ne se nourrissant plus que de petits Beurres et de pains au chocolat. J’avais le bébé ogre, j’ai désormais l’enfant à l’indice glycémique plus élevé que celui de Cyril Lignac après une saison du Meilleur Pâtissier.

A peine arrivés EN Avignon (t’as vu ça, l’adaptation de la meuf au dialecte local !), nous avons livré le paquet (= Simon) à ses grands-parents également présents sur place et avons filé tout droit vers l’hôpital d’Avignon, qui doit avoir à peu de choses près la taille du Luxembourg. C’est bien simple, j’ai failli faire un appel micro quand j’ai perdu Ludo sur le parking. On a quand même fini par trouver la chambre de ma soeur, et là, je vous dis pas les grandes eaux quand j’ai vu mon joli Nino pour la toute première fois : pire qu’une ado à un concert des Hansons (ah, on me dit « ringarde » dans l’oreillette – les One Direction, Madeleine, les One Direction !).

Tu sais ce que ça fait de voir sa toute petite soeur devenue une toute belle femme porter dans ses bras un tout minuscule bébé qu’elle a fait elle-même (avec un peu d’aide, j’en conviens, mais les 7h sans péridurale, c’était pour sa pomme) ? Ben je te le dis, ça fait boum-boum dans mon coeur, ça affole mes mécaniques et non, je ne deviens pas Bumbo magique (eighties represent) mais je deviens la fontaine humaine qui macule de rimmel le body Petit Bateau taille naissance de son tout nouveau neveu. J’ai passé l’après-midi en mode panda style, mais ça en valait la peine – même si je pense que je serai chambrée ad vitam aeternam pour ça, étant donné le fait que mon père me rappelle quasi systématiquement ma réaction très, lacrimale dirons-nous, lorsqu’on m’a annoncé la grossesse de ma soeur.

Il est minus, Nino, tu verrais ça. Mais genre sa jambe, c’est mon doigt ! J’exagère, mais à peine, disons tiens mon doigt si j’avais un panaris. Il a des jolis yeux foncés, des cheveux qui étaient bruns mais virent de plus en plus au blond au fur et à mesure que les jours passent et que les gênes nordistes de sa mère reprennent leurs droits, et surtout il est beau, beau, beau. A côté de lui, Simon me semble gigantesque, mais genre au point de me demander si j’ai pas commandé par mégarde la version XXL de l’enfant.

D’ailleurs Simon, parlons en un peu, parce que si moi j’ai un neveu, lui a désormais un cousin, et c’est un truc carrément nouveau pour lui. Il a bien une cousine du côté de Schatzi, mais qu’il voit très peu, donc autant dire qu’avoir un petit cousin avec qui il pourra, d’ici quelques années, passer des vacances chez Papy et Mamie et faire les 400 coups, c’est carrément génial pour lui. Bien sûr, la différence est flagrante pour le moment entre ce tout petit nouveau-né et ma tornade perso, mais d’ici peu, les dix huit mois d’écart s’effaceront au profit, je l’espère, d’une belle complicité.

D’abord intrigué, puis un peu jaloux de l’attention suscitée par cette petite chose bruyante, il a très vite montré ensuite des signes d’intérêt pour le nouvel arrivé. Il a compris tout de suite qui était « Nino », qu’il n’avait de cesse de montrer du doigt, et voulait à tout prix qu’on le laisse s’approcher, toucher, observer. Certes, il fallait retenir ses gestes, lui dire de faire doucement, faire excessivement attention, mais le sourire éclatant sur son visage quand on lui a autorisé une petite caresse sur le crâne de son cousin, c’était du bonheur en barre.

A titre personnel, j’ai pris encore plus concience du fait que mon bébé n’en était plus vraiment un, tant il m’a semblé impossible de réunir Simon et Nino sous la même appelation. Nino est un bébé, Simon un petit garçon en devenir, vif, intelligent et drôle, mais surtout très affectueux. Il a patiemment attendu tout le week-end pour enfin voler, samedi soir, un énorme câlin à sa Tata dont il avait bien compris qu’elle avait jusqu’alors autre chose à faire que de s’occuper de lui. Mais quand l’occasion lui a été donnée, il l’a saisie de suite, sautant sur elle et la serrant de ses petits bras dodus de fan de chocolat. Cry me a river, mum !

Outre le temps passé avec Nino, le week-end a été ponctué de bons moments en famille : une promenade avec Mamie, une pièce de théâtre pour tout petits (le zoo des tout-petits, au théâtre Célimène – je recommande aux mamans festivalières !), une demi-finale prenante (même si on connait entre temps la triste fin du film), des après-midis dans le jardin, des (petites) marques de bronzage et des (gros) coups de soleil…Les ingrédients d’un week-end réussi, même si forcément je pensais beaucoup à Schatzi resté poser du parquet et peindre des murs dans des couleurs improbables choisies par sa chère et tendre (et incroyablement chiante en matière de déco) épouse.

Depuis une semaine, je suis Tata : Tata-lsacienne, Tata-rtinée de Biafine, Tata-péro à rallonge (qui a dit Tata-lcoolique ?), mais surtout Tata-moureuse folle de son Nino, une autre merveille dans ma vie qui en est déjà sacrément bien remplie. ❤

Ma première rencontre avec Nino joli
Ma première rencontre avec Nino joli
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De couple, on devient famille
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Pendant ce temps-là, chez petit Lapin…
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…On lit Peppa Pig avec Maman
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…On mange de la soupe avec Tonton Ludo
...On va au théâtre avec Mamie
…On va au théâtre avec Mamie
...On sympathise avec les acteurs
…On sympathise avec les acteurs
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…On lézarde sur le transat
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…On se la biche avec son chapeau
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…On s’éclate dans la piscine
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…On rit de ses propres bêtises
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…On patauge avec Papi
...On fait la sieste avec son mini-cousin
…On fait la sieste avec son mini-cousin

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