OUI, JE SUIS DINGUE DE MON FILS, ET ALORS ?

J’ai un aveu à faire : je suis follement, irrémédiablement, totalement et aveuglement folle de mon fils. Je le regarde et je me dis « Non mais comment TOI, t’as pu faire une merveille pareille ? Regarde moi ça, il n’est ni plus, ni moins que la bombasiness faite bébé ». Ensuite, mes yeux se mouillent tellement je suis fière de lui et si en plus, il se tourne vers moi et me gratifie de son regard dit « du petit chinois » (comprenez qu’il plisse ses yeux en faisant un espèce de sourire crispé), là, c’en est trop pour mon petit coeur de Maman.

Je suis dingue de mon fils, mais je ne le crie pas trop fort, parce qu’il paraîtrait que c’est mal vu de trop montrer à ses gamins qu’ils nous rendent gaga. Il paraîtrait qu’à trop les magnifier, à trop leur crier leur amour, on risque d’en faire des enfants rois qui se croient au-dessus de tout et de passer quant à nous, au mieux pour un maman sous la coupe de son bambin et de son ego démesuré, au pire pour une dégénérée capable de se mettre la tête dans le four où le jour où son fils adoré quittera le nid familial.

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C’est assez marrant, ce « devoir de réserve » qu’on attend de nous, parents, comme si on devait bien entendu aimer nos gamins, mais l’afficher avec pudeur. On vient de vivre une période de véritable libération des liens parents-enfants, dont le sens où on a enfin admis que l’autorité pouvait passer par autre chose que les châtiments corporels, la privation ou l’humiliation. Chacun a son opinion à ce sujet, j’en respecte certains et en vomis d’autres (big up à toi, le sale con qui tabasse tes gamins, j’espère qu’une fois en prison, tu ramasseras souvent la savonnette #dilatationcomplète – je sais, je suis ignoble, mais pas autant que toi).  Enfin bref, tout ça pour dire que chacun fait fait fait ce qu’il lui plait plait plait mais que moi, ce qui me plais, c’est d’entourer mon Lapin d’amour et d’écoute en limitant autant que faire se peut cris et impacts de main sur petit derrière, surtout face à un gamin de 18 mois qui ne comprend de toute manière pas quel est l’objet de son délit.

Malgré l’évolution des tendances en matière d’éducation, on regarde toujours d’un mauvais oeil ces mères qui couvrent leurs petits de bisous, les laissent rejoindre de temps à autre le lit conjugal (oh sacrilège !) et poussent une pousette vide juste parce que leur gamin préfère être porté. Certes, il faut des règles, des limites, savoir dire stop, savoir dire non. Et c’est là qu’est le scoop : combiner les deux, c’est possible ! Je le sais, je le vis. Un exemple parmi tant d’autres : mon fils va où bon lui semble dans la maison, sans restriction, sans interdit (on a aménagé pour). Pourtant, dehors, sur un trottoir, avant de s’approcher du rebord qui mène à la route, il me regarde et me tend la main, spontanément. Les limites, il les connait, et celles à venir, il les apprendra aussi (parce qu’en plus d’être beau et gentil, mon fils est super intelligent, et croyez bien que je dis cela en toute objectivité !)

Moi, j’ai pas envie de me priver. J’ai envie de dire à mon fils chaque jour que si je l’aime autant, c’est parce qu’il le mérite. Que s’il n’a rien d’exceptionnel en soi, il est exceptionnel pour moi. Que je suis la plupart du temps fière de lui (sauf quand il fait des comédies pour manger ou qu’il met son doigt dans son nez, sa dernière lubie – il doit être comme son père et avoir un poil maléfique qui l’oblige à se curer la narine). Qu’il doit avoir confiance en lui, en ce qu’il est, en ce qu’il fait, pour ne pas calquer son estime de soi sur la mienne. Qu’il gagne à être connu. Qu’à mes yeux, il est parfait, simplement, avec ses forces, ses failles, parfait même sans prononcer un seul mot ou en confondant les poules et les canards. Qu’il me suffit de penser à lui pour me sentir bien. 

Tout ça, j’ai envie de lui dire, sans retenue, sans craindre que cela ne le transforme en clone de Christiano Ronaldo (question ego, hein, pas question pomme d’Adam…ou niveau salaire, ça, encore, je veux bien), mais plutôt dans l’idée que cela va forcément l’aider à se faire confiance davantage que je ne me fais confiance. Surtout que ce que je veux également lui enseigner, c’est qu’il y aura forcément des gens qui, eux, ne le trouveront pas parfait, ne l’aimeront pas, ne l’admireront pas, et trouveront ridicule son dyslexisme de basse-cour. Je veux qu’il sache que la vie hors du cocon maternel, c’est aussi la vie, et que cette vie-là ne se privera pas de lui donner les coups dont je le préserve. Mais si j’arrive à ce que, contrairement à moi, il arrive à faire abstraction des critiques et à encaisser les échecs sans avoir l’impression que le monde s’écroule, j’aurais fait correctement mon taf de Maman.

Je t’aime mon Lapin, et comme le disait 3 grands sages nommés Filip, Franck et Adel : « Never gonna give you up, never gonna let you down, je serai là pour toi mon bébé ». ❤

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