ATTRAPEZ LA QUEUE DU MICKEY!

Je suis enfin de retour de mon escapade vesoulienne et j’ai voulu célébrer ce retour à la civilisation par une petite sortie en famille à la Foire Saint Jean, qui a ouvert avant-hier (plus d’infos ici).

J’ai toujours eu une tendresse particulière pour les fêtes foraines, et même si je dois admettre que la Foire Saint Jean ne brille ni par son emplacement, ni par sa fréquentation, c’est un petit rituel que nous avons d’y emmener Hugo, une fois par an, afin qu’il se mette la tête à l’envers dans les manèges à sensation.

La fête foraine, c’est un peu ma Madeleine de Proust. Dans la petite ville où j’ai grandi, lorsqu’elle s’installait, au moment de Pâques, c’était un véritable évènement. On s’y donnait rendez-vous, les mercredis après-midis, armés des tickets « un tour acheté, un tour offert » que l’on nous distribuait à la sortie de l’école, et on enchaînait les tours de chenille et de cri-cri, tout en espérant que le beau gosse de la classe nous remarque enfin et ait subitement envie de nous gagner un Titi en peluche aux pinces attrape-tout.

Plus tard, lors de mes études à Nancy, le mois d’avril était rythmé par la gigantesque foire place Carnot, où l’on passait nos soirées à s’enfiler des kebabs à l’hygiène douteuse et à se dégonfler juste avant de monter dans le Air Maxx (tu sais, cet immense bras articulé qui te propulse en quelques secondes à plus de 50m du sol…ce truc qu’on arrête pas de monter, de démonter, de remonter…ce truc auquel il vaudrait mieux pas qu’il manque un boulon, quoi).

Aujourd’hui, il y a longtemps que je ne monte plus dans les manèges qui te mettent la tête à l’envers et que je laisse les kebabs sauce maison à d’autres estomacs téméraires. Quant à l’idée de me voir offrir un Titi par mon beau gosse perso – oui Schatzi, je parle de toi -, je dois dire qu’elle me vend autant du rêve que celle de, tiens, retourner un jour dans ma vie à Vesoul. Mais par contre, je continue à me demander comment font les forains pour avoir tous la même voix et à m’acheter tous les ans des langues de chat qui piquent (enfin pas cette année vu que j’ai une légère surcharge pondérale post-traumatique à perdre suite au stress de ces derniers mois).

La voix trafiquée qui te demande si tu en veux encore, les musiques bon marché qui s’entremêlent en une joyeuse cacophonie, l’odeur chimique de cette atroce fumée d’ambiance parfum « barbe à papa », et l’autre bien plus douce des pommes d’amour et des sucres d’orge…J’adore cette ambiance délicieusement hors du temps. Rien n’a vraiment changé depuis la fête foraine de mon enfance. Certes, les manèges vont plus vite, plus haut; les peluches géantes se sont adaptées aux héros modernes (mission du jour : empêcher Simon de capter les Peppa Pig géantes exposées un peu partout); les ados d’aujourd’hui rêvent devant les smartphones et les mini-quads à gagner au jeu des anneaux, quand nous nous contentions d’un porte-clés LC Waikiki. Mais en voyant les yeux de Simon briller devant les lumières criardes des stands, je me suis revue, gamine, dans la petite ville de mon enfance, les yeux brillant moi aussi devant ces mêmes lumières. Et dans ce monde qui bouge beaucoup trop vite à mon goût, savoir que certaines choses ne changent pas, moi, ça m’a mis la patate.

PS : ah sinon, j’ai quand même failli me vomir dessus dans un truc immonde appelé le « Break Dance » où j’ai accepté de suivre Hugo histoire de jouer les belles-mères cool. Rien n’a changé, peut-être, mais les limites de mon estomac, clairement si.

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