10 ANGOISSES QUE TU DÉVELOPPES FORCEMENT QUAND TU DEVIENS PARENT

1 – L’angoisse de la maladie

Je me traîne une crève depuis une semaine déjà et entre deux reniflements ultra glamours, je panique à l’idée de refourguer mon rhume à Simon et de subir, une nouvelle fois, l’épreuve des réveils nocturnes pour cause de conduits bouchés, de la séance de torture pluri-quotidienne de lavage de nez et de l’éternuement gorgé de morve qui vient systématiquement échouer sur ton top en soie qui ne passe qu’au nettoyage à sec. Un enfant malade, c’est pas AUSSI PIRE qu’un mari malade,  mais presque.

2 – L’angoisse du dimanche pluvieux

Tu sais, cette s*** de dimanche de novembre où tu es réveillée par le bruit d’une pluie diluvienne qui se fracasse sur ton Velux. Là, ton instinct primaire te dit de te terrer sous la couette avec une thermos de café sur ta table de chevet et la saison 5 de Game of Thrones. C’est là que ta progéniture débarque soudainement dans la chambre pour réclamer ses Chocapics et contre-carrer ainsi tes projets de binge watching caféiné. Mon gars, si on était à Westeros, ta tête se balancerait déjà sur une pique pour avoir oser troublé le repos de la reine-mère. Mais on est à Strasbourg donc tu te lèves et tu t’exécutes, parce qu’aucun Dieu des 7 royaumes ne fait le poids face à l’ami Ricoré. A peine les céréales avalées, il te pose alors LA question qui te donne envie de te jeter de ton troisième sans ascenseur : « On fait quoi, Maman, aujourd’hui ? ». Voyons voir…ben vu le temps, je suggère qu’on mette nos sandalettes et qu’on parte à la chasse à la pneumonie, vous en dites quoi ? Non sérieusement, vous auriez pas envie qu’on se recouche tous, mais genre chacun dans son lit et que vous jouiez tranqille au jeu de la sieste à rallonge pendant que Maman regarde Sansa Stark se faire sauvagement déflorer par ce taré de Bolton ?

Au vu du peu de succès que recueille ta proposition, et comme dans ton monde à toi, y’a pas de 49.3, ben tu sors jeux de société, pâte à modeler, crayons de couleur et autres coloriages magiques et tu te transformes en G.O du Club Med. Tu passes ton congé dominical à regarder l’heure et à espérer qu’après 14 tours de Bonne Paie, ils finiront eux aussi par se lasser et accepteront de finir la journée en larvant devant Gulli. Vivement juillet…

3 – L’angoisse de la dent qui perce

Des plaques sur les joues, les fesses plus à vif que celles d’Anastasia Steele après un passage dans la red room (je hais 50 shades of Grey…désolée mais il fallait que je le dise, cette nana écrit avec ses pieds et c’est même insulter ses pieds que de dire cela), une légère fièvre, 20 minutes de négociation pour lui faire avaler un demi-yaourt… Tremble, jeune parent, tremble, elle est de retour, pour te jouer un mauvais tour, j’ai nommé l’horrible, la terrible, la maudite…POUSSÉE DENTAIRE !

Si tu es un parent normalement constitué, c’est là que te prend logiquement l’envie de fuir vers le Mexique en emportant rien d’autre avec toi qu’une paire de tongs et une boite de Spasfon (pour survivre à la nourriture locale). Mais la normalité est une notion qui t’est devenue étrangère depuis le jour où tu as chanté (et fait la choré) « Une poule sur un mur » en prenant l’accent portugais devant tout un supermarché sous prétexte que c’est la seule chose qui déride ton fils en période de poussée dentaire.

Donc tu restes là à regarder Madame la Canine défoncer la gencive de ton gosse au marteau-piqueur, et tu te retrouves à 2h du matin debout dans sa chambre à fredonner avec enthousiasme et grands renforts d’ondulation du postérieur : « picouti, picouta, lèf la quoue et pouis chen va ».

4 – L’angoisse du texto de la nounou

Quand tu es au bureau et que soudain s’affiche sur ton écran de portable un sms de « Nounou Simon » monte en toi une petite vague de panique. Et si elle m’écrivait pour m’annoncer qu’il est tombé du 4ème ? Ou que son chien, las de servir de Jolly Jumper à mon cow-boy en herbe de fils, avait finalement décidé de s’affranchir et de le mordre ? Ou bien encore qu’elle démissionne suite à un énième renversage de purée de courgettes sur le tapis de son salon ?

Tu le sais, que c’est pas ça. Tu le sais qu’aucun être humain normal n’annoncerait à quelqu’un que son fils s’est fait boulotter la main par un caniche par texto. Mais c’est plus fort que toi, à chaque fois que son nom s’affiche sur ton écran, la peur t’étreint.

Tu ouvres alors le SMS, la boule au ventre, pour lire l’abominable et cruelle nouvelle : il faudrait racheter des couches.

5 – L’angoisse de la sortie au restaurant

J’ai déjà évoqué ce sujet. Pour moi, l’angoisse suprême, c’est d’être au restaurant et que ça se passe mal, que ton enfant crie, refuse de manger ou décide d’aller voir ce qui se passe en cuisine ou d’aller ramper sous la table de parfaits inconnus.

Payer 70€ pour manger en décalé (l’un étant en train de tenter de courir après Lapin partout dans le restaurant), avaler ses St Jacques au lance-pierre et subir les regards désapprobateurs des autres clients, très peu pour moi.

Heureusement, face à cette situation cauchemardesque (en cuisine…poke Gordon Ramsay), j’ai trouvé une solution. Simple, rapide, sans bavure.

Ca s’appelle « faisons garder Choupi par Papi et Mamie et allons se faire un bon gueuleton entre adultes ». Efficacité : 100%.

6 – L’angoisse du veau de Biquette

Il se peut que cette angoisse ne concerne que moi, voire Schatzi et moi. Si tu me suis un peu, tu dois connaître la passion de Simon pour la chanson « Biquette, Biquette ». Crois-le ou pas, j’ai un bon coup de stress quand on en arrive au veau parce que je sais qu’après lui, viendra le boucher, puis le diable qui mettra un terme définitif au conflit et, donc, à la chanson, provoquant ainsi une crise de larmes désespérée chez mon Bouchon.

J’envisage la négo avec le patron des enfers pour qu’il envenime la situation en faisant une grève du sacrifice de boucher. Mais bon, ce serait con de vendre son âme au diable juste pour que Biquette reste plus longtemps dans son chou.

7  –  L’angoisse de la porte qui pince, du coin qui cogne, du sol qui glisse…

Avant ta maison, c’était un havre de paix où il faisait bon vivre, inviter des amis et savourer du blanc autour de ta jolie table en verre super design. Maintenant, c’est une arme de destruction massive remplie de prises électriques à portée de main et de coins de meubles qui peuvent t’éborgner un enfant en moins de temps qu’il ne faut pour dire ‘Appelle le SAMU ». Quant à ta table en verre super design, tu n’es pas loin de porter plainte contre le suédois branché qui en est l’auteur pour mise en danger de la vie d’autrui. Donc tu calfeutres, tu protèges, tu housses, tu arrondis les angles, et tu pries le Dieu des parents désespérés pour qu’aucune menace non anticipée ne vienne attenter à l’intégrité physique de la chair de ta chair.

8 – L’angoisse de la crise d’adolescence

Pareil, sujet que j’ai déjà évoqué sur ce blog, les prémices de la crise d’ado qui commencent à se faire sentir avec Hugo. Je ne sais pas ce que je redoute le plus : les traces suspectes dans les draps, les poils dans le fond de la baignoire ou le « Ch’ais pas » systématique à toute question posée. Et encore, mon statut de belle-mère me dispense des vraies problématiques de parents d’ados comme les résultats scolaires qui flanchent, l’utilisation abusive des réseaux sociaux et la grande discussion autour du préservatif, des MST et du fait que devenir Papa à 16 ans n’est pas à proprement parler ce que le conseiller d’orientation voulait dire en te demandant si tu avais « un plan de carrière ».

9 – L’angoisse du Doudou perdu

Après ce bref détour vers la pré-adolescence, retour arrière pour aborder ce qui est peut-être le sujet d’angoisse numéro un de la plupart des parents : perdre le doudou de son pitchoune. Bien sûr, comme tout parent prévoyant, tu en as acheté plusieurs, au cas où, mais on connait suffisamment nos enfants pour savoir qu’en cas de perte de l’ancien, jamais le nouveau n’aura à ses yeux la même saveur. Forcément, il n’a pas ce doux parfum mélange de morve, de bave et de reste de purée qu’avait son prédécesseur.

Et comme Schatzi et moi, on aime vivre dangeuresement, on a choisi comme poto perso de notre fils un Doudou qui n’est plus produit aujourd’hui. Si on perd le nôtre et celui de chez la Nounou, on est mal, mal, mal. Du coup, on réduit les déplacements de Doudou Lion au strict minimum, il ne nous suit que si nous allons dans un endroit clos, et uniquement si nous prévoyons de le faire dormir dans le dit-endroit clos. Mieux vaut prévenir que…tu connais la suite.

10 – L’angoisse qu’il lui arrive quelque chose

Je reviens sur ce que j’ai dit avant, c’est elle, l’angoisse suprême : cette peur irrationnelle et permanente qu’il arrive quelque chose de VRAIMENT grave à ton gamin. C’est elle qui te pousse à aller vérifier quinze fois s’il respire pendant son sommeil et à descendre de ta voiture pour incendier le mec qui a failli te griller la priorité à un stop, et ce peu importe que le mec en question pèse 120 kg et ait un autocollant « Fédération française de free fight » sur son pare-brise. Cette angoisse-là nait à la seconde où ton enfant vient au Monde et où tu attends son premier cri pour te rassurer sur le fait qu’il va bien et que tu as passé avec succès le tout premier test de ton aptitude à être un bon parent.

Et tu sais quoi ? De l’avis de ma mère, qui a légèrement plus d’expérience que moi dans ce domaine, quelque soit l’âge qu’ont tes enfants, tu trouveras toujours une bonne raison de t’inquiéter pour eux. Il parait que ça fait partie du contrat…

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