TROIS JOURS SANS

Comme tu le sais, grâce à mes supers copains et frère/soeur/belle-soeur chéris, Schatzi et moi avons eu la chance de partir trois jours à Venise le week-end dernier. Je me souviens qu’à l’époque, peu avant mon trentième anniversaire, mon homme m’avait demandé, ni vu, ni connu, de quoi j’avais envie pour célébrer ce passage de cap. Dictée par les circonstances de l’époque, à savoir des nuits de 3-4h et une série de déplacements schatziesques qui n’en finissaient pas, j’avais répondu du tac au tac « Partir quelque part seule avec toi ».

Mais genre, « seuls-seuls », ou « seuls avec notre petit empêcheur de dormir en rond dans les bagages » ? Non non, vraiment seuls, tous les deux, comme à la grande époque où on avait pas de crédit à payer et de production mondiale de Pampers à relancer, seuls comme un couple, quoi. 

Six mois plus tard, et à quelques jours du grand départ, autant te dire que la Maman que je suis n’en menait plus très large et serait montée dans n’importe quelle DeLorean lui permettant de remonter le temps et de changer d’avis quant à son désir de solitude à deux.

Pourtant, le jour J est arrivé et il a bien fallu déposer petit Choupi chez Opa et Oma et prendre la route pour l’aéroport. Pas de crise de larmes, il était en pleine conversation avec le micro-ondes quand nous sommes partis et a à peine deigné jeter un regard à sa pauvre Maman toute chiffonnée. J’ai obtenu de mon beau-père la garantie d’un à deux SMS quotidiens de rapport, sans même avoir à agiter la menace d’un arrêt définitif de la production de descendance (loin de moi l’idée de relancer prochainement la machine, mais le chantage aux petits-enfants a depuis longtemps prouvé son efficacité). 

Venise, c’est la ville des Amoureux. Si Schatzi et moi le sommes, pas de doute là-dessus, nous sommes aussi, et depuis bientôt 16 mois, des parents. On vit Simon, on pense Simon, on dort Simon (ou plutôt on ne dort pas grâce à Simon et à son étrange manie de se laisser pousser des dents de lait)… Bref on a parfois tendance à oublier que derrière Papa et Maman se cachent de « balheureux amoureux qui veulent que s’aiber » (#bigupmonicageller). 

Alors, je te rassure, pas de tour en gondole ou de spaghetti yeux dans les yeux façon Belle et le Clochard prévus au programme. Non, nous on est plus branchés marathon pédestre et apéro à rallonges quand on visite une ville. Et je peux te dire qu’il nous en a fallu, des Spritz, pour oublier nos courbatures après une journée à arpenter en long, en large et en travers les pavés vénitiens. Mais ces pavés, nous les avons parcouru sans poussette et sans sac à langer qui pèse 10 kg, juste tous les deux, mains dans la main, comme le couple que, portés par un quotidien à 100 à l’heure, nous oublions parfois d’être.

C’est d’ailleurs ce que nous avons particulièrement apprécié dans ce séjour : pouvoir, pour la première fois depuis longtemps, prendre notre temps et vivre à notre rythme. En ce moment, je travaille 45h par semaine et quand je rentre à la maison, je pense davantage à m’occuper du linge, du ménage et du repas (accessoirement aussi de Simon) qu’à mettre les pieds sur la table basse avec un bon bouquin à la main. Je me réveille la nuit en pensant au boulot, quand je ne m’apitoye pas sur le sort de mon fiston laissé de côté par sa working mum débordée. Quel bonheur donc de pouvoir, l’espace de quelques jours, buller deux heures au soleil sur une terrasse ou flâner entre les étals d’un marché !

Durant ces 3 jours, j’ai lu un livre en entier, j’ai bouclé mes cheveux et mangé autre chose que des Cracottes au St-Môret. Schatzi a fait la sieste en fin de journée, avalé un vrai petit-déjeuner le matin et pris plus de photos en 3 jours qu’au cours des 6 derniers mois. Des petits riens, mais qui nous ont fait du bien…

Bien sûr, Simon était toujours là, dans un coin de nos têtes, et il aura suffi qu’une petite fille passe en chantant le générique de Peppa Pig pour que nous nous lancions dans une séance de nostalgie parentale. Nous avons regardé régulièrement des photos, attendu avec impatience le SMS quotidien de Beau-Papa et stressé comme des dingues quand il n’arrivait pas. On reste des parents. 

Mais durant ces trois jours, des parents entre parenthèses….

Venise

Venise

 Venise

Venise

Venise

Venise

Venise

Venise

Venise

Venise

Merci à Caro L, Louis, Caro W, Fabien, René, Aurélie, Florian, Sylvain, Elodie, Ludo, Clémy, Benoit, Steph, Papi et Marie d’avoir rendu cette parenthèse possible. On vous aime taille maxi, les amis.

PS: On vous aurait bien ramené quelque chose, mais pas sûr que vous auriez kiffé. En matière de mauvais goût, l’imagination des boutiques à touristes n’a pour limite que la capacité de production de l’usine chinoise qui les livre !

Venise

Venise

Venise

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