TRADITIONS FAMILIALES

Ce week-end, comme beaucoup d’entre vous je pense, j’ai passé mes journées à table et englouti l’équivalent de mon poids en Schoko Bons. J’ai bien essayé d’argumenter avec mes fesses pour qu’elles ne me tiennent pas rigueur de cette orgie chocololatesque, manifestation évidente d’un stress post-traumatique lié au changement d’heure et à ses effets sur le sommeil de Simon, mais leur seule réponse a été de faire craquer la couture de mon jean. De toute évidence, je manque cruellement d’autorité sur mon postérieur.

Pour nous, qui dit « fête de famille » dit organisation quasi-militaire pour répartir équitablement le temps passé entre ma famille et celle de Schatzi (situées à environ 250 km de distance l’une de l’autre), tout en jonglant avec la garde partagée d’Hugo. Fort heureusement, dans notre belle région, nous avons la chance d’avoir le vendredi férié ce qui, je l’avoue, est assez injuste pour le reste de la France, mais carrément pratique pour nous.

Nous avons donc fêté Pâques une première fois vendredi chez Opa et Oma (côté Schatzi donc) avant de partir samedi en début d’après-midi rejoindre mes parents à moi, chez qui nous avons fêté le dimanche. Deux Pâques, et surtout des traditions qui différent complètement entre les deux familles, et qui obligent à une certaine gymnastique de l’esprit pour adapter notre discours aux règles pascales en vigueur de part et d’autre du col de Saverne. Quelques exemples :

Chez Schatzi :

  • C’est le lapin de Pâques qui amène les chocolats et on aperçoit donc, au choix, une oreille, un museau ou une petite queue touffue au détour du jardin
  • L’ami Jeannot passe à plusieurs reprises au cours de la journée (ce qui fait qu’en plus des chocolats, il apporte généralement un rhume, puisqu’à Pâques, il fait toujours un temps de m***)
  • Oma fait des Lämele, soit des petits agneaux en génoise que Schatzi prend ensuite un malin plaisir à décapiter pour les tartiner de beurre salé au petit déjeuner
  • En plus des chocolats, les enfants reçoivent souvent un petit jouet ou un vêtement, histoire de détourner leur attention des Kinder et de leur éviter la crise de foie.

paques

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Chez moi :

  • Ce sont les cloches de Pâques qui passent en volant au-dessus du jardin pour lâcher des chocolats qu’elles ont été chercher à Rome. (NDLR : en dépit de ma préférence pour cette version, qui est celle qui m’accompagne depuis l’enfance, je me suis toujours demandée pourquoi Rome alors qu’honnêtement, la Suisse ou la Belgique me sembleraient être des choix plus opportuns pour aller chercher du chocolat.)
  • On les voit voler dans le ciel et on s’exclame alors : « oh, j’en ai vu une rouge ! » ou « oh, la belle bleue ! »
  • Nous peignons des oeufs durs avec de la peinture à l’eau. Si vous me suivez un peu sur Instagram ou Facebook, vous pourrez constater que nous avons une vision assez personnelle de l’esthétique en matière d’oeufs.

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Deux familles, deux visions, mais une envie commune de faire passer aux enfants une belle journée et de perpetuer des traditions établies depuis des décennies. Je m’adapte de bon coeur aux coutumes côté Schatzi, et lui à celles de ma famille, aussi étranges puissent-elles être, l’une d’elle consistant tout de même en un concours du toast le plus phallique l’après-midi du réveillon de Noël. C’est fou ce qu’on peut faire avec une asperge pique-nique et une tomate-cerise coupée en deux !

Quelles que soient tes croyances, que tu fêtes Pâques ou pas, ils existent forcément chez toi aussi, ces rituels immuables qui font partie de l’ambiance et soudent une famille. Je suis sûre que si tu prends le temps d’y réfléchir, tu les as aussi, ces petites manies qui reviennent chaque année à Noël, à Pâques ou aux anniversaires, et que tu espères de tout coeur transmettre un jour à tes enfants.

Pour moi, ça fait partie du rôle de parent, et je remercie chaque jour les miens d’avoir fait de ces journées spéciales de l’année des moments inoubliables dont je me souviens encore avec tendresse une fois devenue adulte.

Ah, et si toutefois tu te posais la question : « as-tu réellement l’intention de transmettre à Simon le rituel du toast phallique ? », la réponse est évidemment « Bien sûr…dès qu’il sera en âge de comprendre toute la beauté de l’art érotique sur pain de seigle ».

Pitié, n’appelle pas les services de protection de l’enfance.

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