DADDY COOL

Si j’ai choisi cette photo de mon fils et mon mari, c’est parce qu’elle symbolise pour moi toute la tendresse qui peut exister entre un père et son enfant.

D’ailleurs, mes amours, je sais que droit à l’image et bla et bli et bla, mais je vous rappelle que je suis celle qui remplit vos assiettes, donc vous m’autoriserez à utiliser vos bouilles pour les besoins de cet article, n’est-ce pas ? (Rien de tel qu’un bon vieux chantage à la bouffe…)

Revenons à nos moutons…Je dois l’admettre : sur ce blog, je parle beaucoup de mon fils, peut-être encore plus de moi, mais je n’évoque toujours que très sporadiquement celui sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.

Quand je dis que rien n’aurait été possible sans lui, ce n’est pas (seulement) parce que la petite graine à partir de laquelle a germé notre joli bourgeon vient de lui. C’est lui qui m’a donné envie de me lancer dans le jardinage (et qui a balancé ma pilule à la poubelle à la seconde où je lui ai dit que j’étais prête à vérifier si on avait la main verte).

Avant de rencontrer mon Schatzi, j’étais le genre de nana qui aimait bien les enfants, mais de loin, chez les autres, et pas plus d’une heure par-ci, par-là. Quant à en avoir…Disons que cela ne faisait pas du tout partie de mes plans à court, moyen ou même long terme. Et puis la vie a fait que je suis tombée amoureuse d’un homme formidable qui se trouvait être déjà Papa.

Je vous ai déjà raconté que j’avais eu du mal à me faire à ma condition de belle-mère, tout comme j’ai eu du mal à me faire à l’idée que mon homme pouvait aimer son enfant tout aussi inconditionnellement qu’il m’aimait moi.

Au cours de toutes ces années, j’ai vu entre eux de la complicité, de l’affection, de l’incompréhension aussi parfois, et une nostalgie latente de l’époque où ils se réveillaient chaque jour sous le même toit, et qui, je dois l’admettre, m’a rendu longtemps folle de jalousie. Il m’a fallu du temps pour comprendre que l’on pouvait souffrir d’une situation sans avoir pour autant envie que tout redevienne comme avant. Maintenant que je suis moi-même parent, l’idée de ne pas vivre en permanence aux côtés de la chair de ma chair me semble tout bonnement inconcevable. Et c’est pourtant le quotidien de mon Schatzi. 

Quand on s’est rencontés, il était hors de question pour lui de se remarier ou d’avoir des enfants un jour. Le temps aidant à panser les blessures, il s’est peu à peu converti à l’idée qu’il n’y avait pas qu’une vie dans la vie, et ensemble, pas à pas (mais plutôt vite quand même si l’on considère que nous sommes ensemble depuis un peu plus de 5 ans), nous avons franchi les différentes étapes dans un ordre quasi parfait : installation à deux, fiançailles, mariage, achat d’un appartement, et, logiquement, bébé.

Je savais déjà que Schatzi était un bon père, en l’observant avec Hugo. Mais en le voyant avec Simon, j’ai compris à quel point il était né pour devenir papa. Moi qui, la veille d’accoucher, n’avais encore jamais changé une couche de ma vie, j’ai pu compter sur lui pour m’accompagner en douceur dans mon apprentissage de la maternité. Il a pris en charge tout ce qui me terrorisait, comme le nettoyage du cordon ou le premier change de caca (dire que j’ai pu avoir peur de ça un jour). Il a su m’apaiser quand je paniquais face à des pleurs que je ne comprenais pas (« il a mangé, il est propre, il a dormi, mais qu’est ce qu’il a ? Tu crois qu’il m’aime pas, c’est ça hein, il pleure parce qu’il est dégouté que je sois ma mère ! ») et transformer tout ce que je voyais comme une montagne (préparer un biberon, plier la poussette, donner le bain…) en jolie colline rassurante.

main

Papa est souvent le premier mot prononcé par un enfant. On dit que c’est parce que c’est facile, que la syllabe se répête, que c’est un reflexe. Moi, je crois que c’est une récompense. Un Papa n’a pas de lien inné avec son enfant, il ne l’a pas porté, ne l’a pas mis au monde, n’a pas été au centre de l’attention pendant 9 mois.

« J’attends un bébé » dit la mère ; oui, tu le portes en toi, mais vous êtes deux à l’attendre.

Une femme enceinte peut paniquer, faire des caprices, se comporter de manière irrationnelle. L’homme qui l’accompagne se doit d’être le socle qui la rassure, la réconforte et ne laisse jamais rien paraître des émotions qui l’assaillent. Mon homme répête souvent combien il s’est senti impuissant en me voyant souffrir des contractions. En réalité, je peux vous assurer que sans lui, je n’y serais jamais arrivée. Il avait parfaitement écouté et retenu ce que la sage-femme nous avait dit pendant les cours de préparation (contrairement à moi…vous voyez Dory, dans le monde de Nemo ?). Il m’a rappelé comment respirer, m’a laissé planter mes ongles dans sa peau et a canalisé mon stress sans jamais laisser transparaitre celui qui, forcément, le gagnait aussi. Il a été merveilleux, et c’est pourquoi je suis heureuse que la toute première photo de Simon dans ce monde soit avec son Papa. 

papa et bébé

Un Papa est le premier héros de son fils et le premier amour de sa fille. Lorsque je vois Simon et Hugo regarder leur père, je ne doute pas une seconde que cela soit vrai. Hugo, à bientôt 11 ans, continue de nous dire qu’il veut faire le même métier que son Papa. Et Simon, sa passion pour les lampes, les lumières et, à mon grand dam, les prises électriques serait-elle un héritage de son Papa (qui est, vous l’aurez compris, électricien) ? Chaque trait commun qu’Hugo se trouve avec son père le remplit d’une immense joie, et le bonheur qui irradie le visage de Simon quand il le voit me laisse à penser qu’il en est de même pour lui. 

Et si les garçons sont aussi fiers de leur papa que nous, nous sommes fiers des nôtres, alors tout va bien.

Famille

Je voudrais terminer cet article en le dédiant à tous les Papas en devenir que j’ai autour de moi, et en particulier mon ami Benoît et mon beau-frère Louis. Les gars, je suis convaincue qu’un mec formidable fait forcément un père exceptionnel. Alors je vous dis pas comment vous allez assurer, tous les deux.

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