SUNDAY, MONDAY, HAPPY DAYS

La semaine dernière, j’ai dû faire face à quelque chose de terrible. Certes, je savais que ça pouvait arriver, je m’y préparais, mais les mois passant, ne voyant rien venir, j’avais fini par reprendre espoir, à croire en un possible éloignement de la menace.

Ca m’était presque sorti de la tête quand, vendredi dernier, à 12h25 très précisément, je me suis pris la nouvelle en plein face de la bouche de Jean-Michel Apathie sur Europe 1 : Christophe Maé sort un nouvel album.

Je ne prétends pas avoir parole d’évangile en matière de musique, bien au contraire. Je rappelle que je suis fan de Britney Spears et que j’écoute encore (très) régulièrement les Worlds Apart…Il se pourrait même que je les ai vus en concert pas plus tard qu’il y a deux ans. Et que Cal ait fui en nous voyant arriver, mon amie et moi, en mode post-post-ado hystériques. Bref… Avant qu’NRJ ne devienne un état totalitaire gouverné par Maitre Gims, j’étais cliente de ce qui passait en radio, et n’allais pas chercher beaucoup plus loin. En un mot, je suis loin d’être fine esthéte. Mais quand même, Christophe Maé quoi ! Le mec, il chante « C’est ma terre où je m’assois » et ça lui pose pas de problème ! J’ai mal à ma langue française comme dirait l’autre. 

Donc Christophe Maé sort un nouvel album inauguré par une chanson intitulée « Il est où le bonheur » et dont le refrain fait :

Il est où le bonheur, il est où ? Il est où ?

Il est là le bonheur, il est là. Il est là.

Mouais…Enfin tu sais, mon Cricri, si tu avais déjà la réponse, c’était pas la peine de nous poser la question.

Le fait est (et ça m’écorche la langue virtuelle de dire ça) que l’ami Maé n’a pas tort, le bonheur, il est là. Chaque jour qui passe a son lot de petites pépites qui rendent la vie plus belle.

Je ne suis pas beaucoup d’autres blogs, bien que cela soit une figure presque imposée au cahier des charges de toute bonne blogueuse. A ma décharge, je débute, je suis tel le cycliste amateur qui ambitionne le Tourmalet mais galère à faire le tour du pâté (de maisons). Le seul blog que je lis régulièrement est celui de la grande soeur d’une copine, parce qu’elle est strasbourgeoise, trop stylée et que ses gamins sont à croquer. Elle a pris l’habitude de résumer chaque week-end les petits bonheurs qui ont fait sa semaine, qu’il s’agisse d’un gâteau réussi, d’un verre entre amis ou d’une séance de câlins en famille.

Je n’ai pas la discipline pour un tel exercice, mais chaque fois que je la lis, je fais le compte dans ma tête de ce qui a enchanté ma vie au cours des derniers jours :

  • Voir Simon lâcher enfin une main quand nous le faisons marcher. Une étape de plus vers l’indépendance (pour lui) et les ennuis (pour nous) !
  • Réussir ma première brioche maison. Même si elle manquait de sucre. Et qu’elle était carrément trop cuite. Bon bref, elle a gonflé et c’était mangeable.
  • Rendre visite à une copine et découvrir son Choupi numéro 2.
  • Jouer au Monopoly « Big bang Theory » avec ma famille, finir ruinée et donner arbitrairement tous mes biens à ma mère sous les conspuations des autres joueurs (situation qui ironiquement, si elle arrivait dans la vraie vie, n’aurait jamais sa place dans une liste de petits bonheurs).
  • Diner avec une amie et parler de tout autour d’un verre de vin (ok, deux. Trois. Une bouteille.)
  • Rigoler (jaune) en voyant Simon allumer la Playstation et me tendre la manette en criant « Ba ». Espérer que la suite de la phrase ne soit pas  « rcelone-Chelsea sur Fifa 16 ».
  • Préparer mon sac de sport à la perspective des cours de balance et de zumba ce soir.
  • Prendre mon petit déjeuner en compagnie de Simon, en pleine forme, qui me raconte sa vie et m’applaudit quand je mets la cuillère dans ma bouche.
  • Avoir des amis au téléphone et les entendre me raconter, tout excités, les derniers préparatifs avant l’arrivée de bébé (prévu pour mars). Leur imposer une ultime sortie ciné-resto samedi prochain avec obligatoire de selfie-cinoche prouvant le respect des consignes.

Je ne suis pas hyper originale. Le bonheur pour moi passe par le sport, la bouffe et le vin (pour éliminer le sport) et surtout les moments passés en famille ou entre amis. Mais depuis que je suis Maman, j’ai découvert une toute nouvelle définition de ce mot (du mot « fatigue » aussi, soit dit en passant).

Simon remplit mon coeur de joie dès que je le vois (sauf la nuit, où il remplit ma bouche de « Mais p***, tu vas dormir oui ? »).

Dans mon esprit étourdi d’amour de Maman, le voir tendre le bus quand je lui dis « bus » mériterait de faire l’ouverture du JT de TF1. Et le jour où il marchera, j’envisage de louer la Patrouille de France pour écrire « He did it » dans le ciel strasbourgeois.

Avant, pour faire mon bonheur, il me fallait le bon nom sur mon sac, la bonne paire de chaussures aux pieds et le bon dosage de rhum dans mon Mojito.

Aujourd’hui, un sourire de Simon me suffit. Je vous dis pas les économies.

Parents ou pas, en couple ou pas, il y a forcément autour de vous des raisons de vous réjouir, des moments qui valent le coup et des gens qui font du bien. Vous tous, vous me faites du bien, et j’espère vous en faire aussi…

…Sauf peut-être si vous ignoriez jusqu’alors que Christophe Maé sortait un nouvel album.

Dans ce cas, vous êtes en droit de me pourrir.

😉

PS: Si vous avez envie de découvrir le blog dont je parle dans cet article, c’est par .

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