CA, ON M’AVAIT PAS DIT (VOLUME 1)

Enfin, si, on me l’avait dit. La sage-femme me l’avait dit. Ma mère me l’avait dit. Mes copines aussi. Même la vieille dame à la caisse du Super U me l’avait dit. Mais la nana shootée aux hormones que j’étais alors n’avait pas écouté, toute occupée qu’elle était à s’imaginer « gouzi-gouzitant » les petits pieds potelés de sa future progéniture.

La femme enceinte a la capacité d’attention d’Homer Simpson, surtout dès qu’on lui parle de ce qui se passe après les 9 mois de grossesse, une fois que le bébé là. En même temps, on passe déjà assez de temps comme ça à psychoter sur l’accouchement (« et si je me fais caca dessus ? »…Ne me mentez pas, on s’est TOUTES posé cette question) pour ne pas penser à l’après, quand on sera devenue officiellement responsable de quelqu’un pour les vingt prochaines années (en espérant que le quelqu’un en question ne décidera pas de se lancer dans un doctorat en histoire romaine – ceci EST une private joke).

Amies femmes enceintes, si vous souhaitez profiter encore un peu de votre good trip à la progestérone, ne lisez pas ce qui suit. Si, par contre, vous êtes prêtes à affronter la…disons, trépidante réalité, je vous emmène pour la première étape de ce voyage dans le monde merveilleux du post-partum !

On m’avait pas dit…

…Les glaires après la naissance

Alors, a priori, dans les maternités, il y a les deux écoles. Celles qui aspirent les glaires qui se sont accumulées dans les conduites respiratoires de bébé et celles qui les laissent s’évacuer naturellement. Ma maternité pratiquait cette seconde méthode. Sauf que s’évacuer naturellement signifie, en langage « humain » (= pas médical), vomir sans arrêt sur une période plus ou longue pouvant aller de quelques heures après la naissance à, dans le cas de Simon, deux jours.

Vous imaginez bien que la jeune Maman inexpérimentée que j’étais a frôlé la crise cardiaque quand son bébé s’est subitement mis à vomir tripes et boyaux sur son joli pyjama tout neuf. Alors quand la sage-femme est arrivée, toute cool, en me disant que c’était « juste » des reflux de glaires, j’ai failli lui faire avaler ses Crocs.

Bilan de ses deux jours de « juste » reflux de glaires : 8 pyjamas, autant de bodys, une quinzaine de bavoirs, deux gigoteuses et ma mère qui a dévalisé Okaidi pour me réapprovisionner en fringues pendant que ma machine à laver menaçait de burn-out.

Un conseil, donc : lors de la visite de la maternité, renseignez-vous sur leur politique en la matière, et, s’ils n’aspirent pas, invoquez le Dieu Ariel et blindez la valise. Pas que pour Bébé, pour vous aussi. Tel le pote bourré en soirée, un bébé s’en tape de vous vomir dessus.

On m’avait pas dit…

…Les saignements post-partum

Je suis sûre que si je fouille dans ma mémoire, j’avais quand même dû en entendre un peu parler. Sinon, j’aurais pas mis un paquet de Tena dans ma valise pour la mat. Un seul paquet. La nullipare est naïve.

Il y a pire que les saignements. Sans vouloir rentrer dans les détails, si on m’avait dit qu’un jour, je recevrai mes beaux-parents avec une poche de glace dans la culotte…

On m’avait pas dit…

…Le lait en poudre

Dans ma tête, en gros, soit on allaitait, soit on n’allaitait pas. Faisant partie de la deuxième catégorie, la naissance approchant, j’ai consciencieusement rempli mes placards de lait en poudre 1er âge. J’ai choisi une boite d’une marque au pif, (un peu) parce que c’était marqué Bio dessus et (beaucoup) parce qu’elle était un peu moins chère que les autres. En vrai, dites-moi, le L de PEL, c’est pas pour logement, c’est pour lait ? Parce que moi, personnellement, j’ai dû vider le mien rien qu’au cours des trois premiers mois de vie de Simon.

Eh oui, parce que mon fameux lait Bio, il s’est avéré qu’il était la cause des régurgitations permanentes de mon fils. J’ai donc changé et je suis passée sur un lait AR, censé, comme son nom l’indique, éviter les Allers-Retours, en l’occurence ceux entre l’estomac de mon fils et mon épaule, mon dos, mes chaussures et mes cheveux.

Ah ça, il ne vomissait plus après. Mais il s’est mis à avoir des coliques. Et quand ton fils hurle à la mort pendant des heures en se tortillant dans tous les sens, tu te mets à regretter l’odeur du lait caillé dans tes cheveux.

Rebelote, changement de lait, et passage sur celui conseillé par la pharmacienne, le Picoba, censé, malgré un nom un peu WTF. être le seul capable d’atténuer ces saloperies de colique. Là, les inondations ont repris, cette fois-ci dans une zone située plus au sud. Et les coliques ont continué…

Nous revoici donc à la pharmacie (oui; car évidemment; les laits « spéciaux », c’est forcément en pharmacie, faut bien financer les vacances à St Barth de Monsieur Guigoz). Et c’est parti pour un quatrième lait, cette fois le Gallia Anti-Coliques, dont le nom, il faut le reconnaitre, inspire davantage la confiance en matière de traitement des coliques que Picoba. Et qui est celui qui a ENFIN marché pour nous, bien qu’il ait fallu rajouter un peu de Gumilk dedans pour endiguer la reprise des inondations en zone nord (sinon, ça aurait été trop facile).

Bilan de l’opération « lait en poudre »

Nombre de laits testés au cours des 6 premières semaines de vie de Simon : 4

Prix moyen d’une boite de lait : 18€

Nombre de boites de lait bradées sur le Bon coin : 8 (dont vendues : 0)

Nombre de boites de lait proposées à des associations : 8 (dont refusées : 8)

Nombre de boites de lait jetées : 8

Conclusion : ce que s’applique au papier-toilette ne s’applique pas au lait en poudre, ne faites JAMAIS de réserves.

On m’avait pas dit…

…Les pleurs du soir

Ca, je suis sûre que personne m’en a parlé. Ca doit être un truc comme quand les nanas te sortent que l’accouchement était l’expérience la plus merveilleuse qu’elles aient connue. Une espèce d’omerta générale qui règne depuis la nuit des temps et qui empêche les futures Mamans de se préparer à ce qui les attend réellement après la naissance.

Après trois semaines où Simon ne pleurait que lorsqu’il avait faim, puis se rendormait paisiblement jusqu’au prochain biberon, j’était convaincue qu’avoir un bébé, c’était rien du tout. Easy, j’étais.

Et puis Simon a eu un mois, et soudainement, il s’est mis à hurler à la mort tous les soirs d’environ 17h à 20h, sans que rien, ni personne ne parvienne à l’apaiser. Un soir, ça va. Deux soirs, ça va. Au bout d’une semaine, tu commences sérieusement à saturer. Et au bout de dix jours, tu n’as plus qu’une envie, c’est de mettre ta tête dans le four.

C’est inexpliqué et inexplicable. On dit que les bébés « déchargent » la nervosité accumulée pendant la journée (c’est vrai que ça a l’air méga-stressant votre vie, les mecs). On dit qu’ils craignent la nuit qui tombe, la lumière qui change, le calme qui revient progressivement dans la maison à l’approche de l’heure du coucher de Papa et Maman (plus exactement, l’heure où ils s’effondreront sur le canapé devant une rediffusion de Louis la Brocante). C’est un passage quasi-obligé, rares sont les chanceux qui y coupent, même s’il parait que cela touche particulièrement les bébés d’hiver, du fait du soleil qui se couche plus tôt.

Que faire dans ces moments-là ? Pas grand chose, pour être honnête. Se relayer : un qui gère le bébé pendant que l’autre s’enferme dans la salle de bains pour se frapper la tête contre le mur. Nous avions pris l’habitude fermer les volets dès 16h pour que Simon ne se rende pas compte que la nuit tombait. L’effet s’est fait davantage voir sur notre facture d’éléctricité que sur son comportement, mais ça marchait, parfois. Ce qui fonctionnait le mieux, c’était d’avoir de la visite sur cette tranche horaire, afin de casser la routine et de focaliser son attention sur autre chose. Mais bizarrement, nous avions du mal à trouver des volontaires pour tenter le coup (« non mais rassurez-vous, si vous êtes suffisamment intéressants à ses yeux, on devrait pouvoir prendre l’apéro tranquille ! »).

Ce phénomène s’arrête généralement autour des trois mois du Bébé, et, encore une fois, ne concernent pas TOUS les bébés. Il parait que le fils du neveu de la copine du voisin de ma mère n’y a pas eu droit. Vous voyez, il y a de l’espoir.

On m’avait pas dit…

…Les tailles de vêtements

Vous savez que je vous aime, Tape à l’oeil, Monoprix et consorts. Mais p*** les gars, mettez-vous d’accord. Pourquoi un 3 mois de chez H&M, c’est deux fois plus grand qu’un 3 mois de chez Okaidi ? Et pourquoi chez Zara, un 12/18 mois, c’est un 2 ans ?

Il n’y a strictement aucune cohérence entre les marques concernant les tailles des vêtements. Actuellement, Simon met du 2 ans mais porte encore un doudoune en 12 mois de chez Okaidi tellement elle est grande. Et à l’inverse, il portait des bodys Petit Bateau en 12 mois quand il en avait 6.

Je savais grâce à Hugo qu’en général, on porte toujours la taille au dessus de son âge réel (quoi qu’Hugo soit gigantesque et porte du 14 ans à 10 ans et demi). Mais je me disais qu’en toute logique, Simon devrait être proportionné à la baisse si on considère que j’ai arrêté ma croissance en cinquième. Loupé, cette grande asperge mettait du 1 an à 8 mois. Si je ne l’avais pas porté et mis au monde, je jugerais qu’il est de la factrice !

Un conseil pour vous en sortir : regardez les centimètres !

1 mois – 54 cm

3 mois – 62 cm

6 mois – 68 cm

9 mois – 71 cm (beaucoup doutent du bien-fondé de cette taille, parfois même difficile à trouver en magasin. Personnellement, je la trouve utile)

12 mois – 74 cm

18 mois – 80 cm

23 mois (ou 2 ans) – 86 cm

36 mois (ou 3 ans) – 92 cm

Chez Zara et H&M particulièrement, fiez vous toujours aux centimètres car ils affichent leurs tailles en âge réel (genre le 74 cm est pour eux du 9/12 mois, dans le sens où l’enfant en met logiquement entre 9 et 12 mois).

Et de l’avis de celle qui a acheté un trilliard de shorts en 6 mois qu’elle n’a jamais pu mettre à son fils, les fringues, c’est comme le lait en poudre : ne faites pas trop de réserves, on est jamais à l’abri d’une poussée de croissance sauvage !

Voilà pour ce tome 1 des « On m’avait pas dit », je vous laisse digérer et à très vite pour la suite.

Bon dimanche, Lecteurs chéris!

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