SPORT ET GROSSESSE ? YES, YOU CAN (IF YOU WANT)

Je ne me considère pas comme une grande sportive : même dans mes rêves les plus fous, je serai bien incapable de courir (ni même de marcher) un jour un marathon et je ne sais pas comment fonctionne la moitié des machines de muscu de ma salle.

Pour autant, le sport fait partie de ce qui me fait du bien dans la vie, et avant d’avoir Simon, je pratiquais quasi-quotidiennement. Aussi, quand j’ai appris que j’étais enceinte, l’une de mes principales questions à la gyneco a été de savoir dans quelle mesure je pouvais continuer à avoir une activité physique régulière. 

Sa réponse a été sans appel: « of course, my dear, c’est même recommandé, tant que vous respectez certaines règles de base »:

  1. On oublie les sports « extrêmes » type ski, parapente ou shopping un premier samedi de soldes. De même pour tout ce qui est sports de combat ou risquant d’engendrer chocs ou collisions (comme la plupart des sports collectifs). Pas d’équitation non plus – ça tombe bien, je n’ai pas de cheval, et pour tout vous dire, je ne suis pas rassurée-rassurée face aux équidés en général.
  2. On adapte sa pratique à sa nouvelle condition : on ne fait plus de jogging, on fait de la marche rapide, et on évite les jumping jacks au cours de zumba. De même, on essaie de modérer sa fréquence cardiaque et on hésite pas à faire des pauses. 
  3. On stoppe complètement les exercices qui ciblent directement les abdominaux. Si vous continuez à avoir une activité physique, la sangle abdominable sera de toute façon entretenue en douceur.
  4. On s’hydrate bien et on glisse dans son sac un petit en-cas (fruit, barre de céréale…le Kinder Surprise n’étant évidemment pas une option) pour contrer un éventuel coup de pompe. 

Je rajouterai à ces régles de base quelques conseils plus personnels :

Conseil numéro 1 : Si vous êtes inscrite en salle de sport, ou que vous pratiquez un sport au sein d’un club, parlez à votre coach de votre nouvel état dès le début !

Vu qu’il y a relativement peu de chances qu’il aille spoiler Mamie Ginette, inutile avec lui d’attendre le fameux cap du 1er trimestre. Il saura vous conseiller au mieux, et si vous avez du bol, vous proposera même des options discretos pendant les cours collectifs.

Conseil numéro 2 : Déprogrammez le mode « je suis une warrior et j’irai jusqu’au bout même si je dois finir noyée dans ma flaque de transpiration ».

Vous êtes enceinte, vous êtes DÉJÀ une warrior de continuer à faire du sport alors que 90% des nanas profitent de leur grossesse pour remplacer les crunchs par le Crunch. Faites autant que vous pouvez, et écoutez votre corps, n’hésitez pas à vous arrêter s’il dit stop. Dans votre état, ce n’est pas être une chochotte, c’est être raisonnable. Je me souviens du jour où, pendant mon 5ème mois de grossesse, j’ai rendu les armes en plein milieu d’une séance de RPM. Non seulement la coach m’a autorisé à m’arrêter, mais je suis sortie de la salle sous les applaudissements des autres participants ! J’avais l’impression d’avoir gagné le Tour de France, mini-hola en l’honneur de moi !

Conseil numéro 3 : Découvrez de nouveaux horizons. 

Je suis du genre à penser (à tort) qu’il y a les vrais et les faux sports. Exemple : body pump = vrai sport ; aqua-gym = faux sport. Chaque discipline a son intérêt, et ce n’est pas parce qu’en sortant d’un cours de yoga, vous ne crachez pas vos poumons que ce cours aura été inefficace. Quand RPM et zumba n’ont plus été à ma portée, je me suis tournée sans motivation aucune vers les cours aquatiques, Et je peux vous dire que j’ai revu mon point de vue quand après un cours d’aqua-gym prénatale, j’ai eu du mal à mettre mes chaussettes pendant trois jours ! Sur terre ou dans l’eau, le choix est vaste, alors osez sortir de votre pré carré, et profitez de votre grossesse pour tester de nouveaux sports. 

NB: je suis tout de même revenue à mes premiers amours une fois ma rééduc terminée, on ne se refait pas.

MOI : « On a vécu des choses sympas ensemble, aqua-gym, mais je préfère qu’on reste amies. Il y a un nouveau venu dans ma vie, il s’appelle Grit Force. 

L’AQUA-GYM (les larmes aux yeux): Mais il va te faire du mal !

MOI : Je sais, mais c’est ce qui me plait chez lui. » 

sport grossesse

Faire du sport pendant sa grossesse, c’est donc possible pour qui est motivée et prête à accepter certains changements dans sa routine sportive. J’ai essayé de vous résumer mon parcours sur ces 9 mois, depuis le début de grosesse jusqu’aux premières contractions (ressenties sur le tapis de course, d’ailleurs) : 

1er trimestre : je suis tellement fatiguéeeeeeeeeeeeee

On sait toutes que le premier trimestre, c’est une grosse arnaque. Pendant 3 mois, on vomit, on se sent barbouillée, on a mal aux seins, au bas-ventre, à la tête et on ne peut quand même pas encore doubler à la caisse du supermarché. C’est surtout le trimestre où la grossesse est la plus instable, un incident est vite arrivé, alors allez-y mollo. Pour ma part, je me suis limitée à une zumba et un RPM par semaine, auxquels j’ai associé un body balance (sorte de mix entre le yoga et le pilates). Cela m’a permis de penser à autre chose qu’à mes nausées pendant trois heures par semaine et de préparer mon corps à la suite des événements. 

2ème trimestre : la paranthèse enchantée 

A l’aube du 4ème mois, on se sent renaitre : les naussées disparaissent, le ventre s’arrondit doucement et on peut désormais annoncer la nouvelle sans crainte à Mamie Ginette. C’est aussi le moment où, bidou oblige, on commence à avoir du mal à continuer certains sports. J’ai compris que j’allais devoir dire « au revoir » au RPM le jour où mes genoux ont commencé à taper dans mon ventre quand je pédalais. Du coup, comme je le disais avant, c’est le moment où j’ai basculé sur les sports aquatiques, tout en continuant le body balance une à deux fois par semaine.

3ème trimestre : les choses sérieuses

Quand les contractions ont commencé à devenir trop régulières et que j’ai été arrêtée, vers 7 mois de grossesse, j’ai obtenu de ma gynéco l’autorisation d’aller nager 3/4 d’heure chaque jour (si je promettais de passer le reste de ma journée sur le canapé devant les rediffs d’une Nounou d’Enfer). J’ai découvert le plaisir d’aller à la salle de sport en dehors des heures d’affluence, de me sentir légère dans l’eau et d’oublier l’espace d’un moment mes douleurs au dos et mes contractions de Braxton-Hicks (moi qui croyais que c’était un truc inventé dans Friends). 

J’ai nagé quotidiennement jusqu’à ce que ma gyneco m’annonce la fin de la période de prématurité, et le fait que désormais, je pouvais accoucher sans crainte. A partir de ce moment-là, je suis allée marcher 40 minutes chaque jour sur le tapis de course, et j’ai laissé la gravité faire son boulot (pourrait être plus réactive, la gravité, soit dit en passant).  

Je pense que le fait d’avoir continué envers et contre tout cette activité physique m’a été bénéfique sur de nombreux points. J’ai passé une grossesse sereine, je suis restée tonique, j’ai contrôlé ma prise de poids et perdu plutôt rapidement après l’accouchement.

Mais surtout, j’ai eu davantage confiance en moi pendant cette période. En temps normal, à la salle de sport, je me fais toute petite et je complexe devant les bombes atomiques qui ne perdent pas une goutte de transpiration alors qu’elles enchaînent les squats. Mais quand je marchais sur mon tapis, mon gros bidon en avant, et que les gens venaient me voir pour me demander à quel mois j’en étais, comment je faisais pour avoir une telle forme et quel était le secret de ma motivation, franchement, pour une fois, je me sentais super bien dans mes baskets. 

Grossesse

Car c’est bien cela, la clé de tout : être bien dans ses baskets (ou ses charentaises, d’ailleurs). La grossesse est une période relativement rare dans une vie, vivez-la comme bon vous semble. J’ai autour de moi tous les types de femme enceinte : des sportives qui continuent, d’autres qui arrêtent, des qui commencent, des que continuent de ne pas commencer… Elles sont toutes resplendissantes à leur manière. Les aigreurs d’estomac, le mal de dos et les vergetures nous donnent déjà assez de fil à retordre pendant ces 9 mois, inutile d’en rajouter en se forçant à faire ou ne pas faire quelque chose. Écoutez vos envies, votre grossesse n’en sera que plus épanouie ! 

Je me permets enfin de partager un article plein de bon sens écrit par l’un des coachs sportifs qui officie dans ma salle de sport, et qui peut aider celles qui auraient envie d’un avis professionnel sur la question : 

Grossesse et pratique sportive. Que faire ?

NB : Il est évident qu’un suivi régulier de votre gynécologue s’impose avant de poursuivre une activité physique tout au long de votre grossesse. Je ne prétends pas avoir de connaissances médicales, j’ai eu la chance d’avoir une grossesse qui s’est globalement bien passée, mais il appartient à chacune de juger de son état avant d’entreprendre quelque sport que ce soit. 

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