JOYEUX ANNIVERSAIRE DE CONTRACTIONS !

Mon lapin aura un an demain. C’est drôle car j’ai l’impression de ne pas avoir vu passer cette année, mais parallèlement, la sensation d’avoir toujours été Maman.

Sérieusement, je ne me rappelle plus de l’époque où je paniquais à l’idée de faire un biberon ou de changer une couche sans vomir. J’ai fait des biberons dans le noir, en voiture, à la plage ou dans un train, et je vous épargnerai le détail de tout ce que j’ai déjà trouvé au fond d’une couche. En seulement une toute petite année, je suis devenue la reine du Babycook, l’impératrice de la poussée dentaire, le maître jedi de la comptine pour enfants.

Demain, Simon soufflera sa bougie, mais moi j’ai comme le sentiment que c’est aujourd’hui, le 12 janvier, que tout s’est joué. Je suis arrivée à la mat à 14h après une matinée de contractions largement supportables.

 « C’est que ça, une contraction ?

Oh là, là, les petites natures qui s’en font tout un monde! » 

Autant dire que les choses sérieuses ont commencé, environ 1/2h après mon admission, je suis tombée de haut ! D’autant que les contractions, visiblement, elles étaient pas là pour rigoler : direct, dès le début, un 8 sur l’échelle de Richter !

 « Achevez-moi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » 

Après avoir patienté plus de 6h30 avant que Monsieur le Col daigne s’ouvrir à plus d’un centimètre, et perdu dans l’intervalle ce qui me restait d’estime de moi (ne rentrons pas dans les détails, c’est préférable), il était plus de 21h quand enfin, on m’a posé la péridurale, percé la poche des eaux et que j’ai pu envoyer mon Schatzi se susbstenter (d’un Big Mac, on ne refera pas les hommes !). 

« Libéréeeeeee, délivréeeeeeee !!! »

(je dis ça pour les contractions, Schatzi, pas parce que tu es parti)

La nature n’ayant rien glandé n’ayant pas fait son travail, mon col n’avait pas bougé une heure et demie plus tard. Ce n’est qu’à grands renforts d’ocytocine qu’enfin, vers 1h du matin, la voie était enfin libre pour que Bébé amorce sa descente. J’entends encore la sage-femme me dire « Dans une heure environ, vous serez Maman ! ».

DANS TES RÊVES, OUI !

Quand j’y repense, je me rends compte que je me figure la scène comme dans les vieux jeux vidéo, quand le personnage rencontrait un mur, ne pouvait plus avancer et tapait donc inlassablement sa tête dans le dit-mur. 

« Boing, Boing, Boing… » 

Vous l’aurez compris, Simon ne parvenait pas à descendre car il cognait contre une paroi et ne parvenait pas à se remettre dans le droit chemin. On m’a fait prendre toutes sortes de positions (je reviens sur ce que j’ai dit plus haut, c’est LÀ que j’ai perdu ce qui me restait d’estime de moi), on a appuyé sur mon bidon, on a même planté des aiguilles dans mes pouces car c’était censé le faire se tourner…

« Dans les pouces ???

Vous êtes sérieux, les mecs ? »

Dans la salle d’acc, on voyait non seulement son propre monito ,mais aussi celui de toutes les autres salles d’acc. Et les uns après les autres, ils s’arrêtaient. Sauf le mien, quoi. Et à ce moment-là, j’ai repensé très fort à Rachel dans Friends, quand elle demande au gynéco d’essayer de « faire du feu pour (la) faire sortir » sa fille.

Bref, au final, mon fils et son foutu caractère n’ont rien voulu savoir et il a fallu commencer à pousser quand même, aux environs de 4h15 du matin. Mais bon, évidemment, quand c’est coincé, c’est coincé, et il aura fallu l’aide des ventouses pour qu’enfin, à 5h01 très précisément, Simon fasse son entrée dans ce monde. 

Accouchement

Il se passe généralement une période plus ou moins longue où vous vous dites « plus jamais, je préférerais encore me faire boulotter vivante par une chèvre que de revivre ça! ». Vous rejouez dans votre tête la douleur des contractions, les instants de honte ultime vécus devant votre mari (oui, je pense à ce que vous pensez), l’épisiotomie…

Et puis, un jour, vous commencez à repenser à cette journée avec un peu d’émotion…

Et cette émotion grandit, et vous envahit au point de vous faire oublier le moment où vous aviez l’impression que votre bassin était une vieille R 19 qu’on transforme en cube dans une casse auto. La nostalgie de cette journée unique s’installe, et c’est là que, contrairement à plus tôt dans mon récit, la nature fait son travail : elle fait oublier.

Et c’est pour cela qu’au final, on retombe (presque) toutes dans le panneau.

« Chéri, tu aurais pas envie d’une fille ?

(enfin, entendons nous, quand le 1er fera ses nuits, marchera,

qu’il aura toutes ses dents et un diplôme d’HEC) »

accouchement
Simon, 13/01/2015, pyjama Petit Bateau et bonnet C&A

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